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Analyse

Israël accueille la mort de Hassan Nasrallah avec joie et un soupçon d’angoisse

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Dans l’Etat hébreu, personne ne pleure la mort du secrétaire général du Hezbollah, tué dans une frappe israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth vendredi 27 septembre. Mais le doute plane sur les fins politiques de cette énième fuite en avant.

L'annonce de la mort du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le 27 septembre à la télévision libanaise. (Joseph Eid/AFP)
ParNicolas Rouger
correspondant à Tel-Aviv
Publié le 28/09/2024 à 18h02

Des fêtards à Tel-Aviv qui dansent sur la chanson «Nasrallah, on te renverra à Allah» jusqu’aux applaudissements sur une plage thaïlandaise : les Israéliens n’ont pas caché leur joie à l’annonce de la disparition du leader du Hezbollah après une frappe mastodonte à Beyrouth vendredi. Même le porte-parole de Tsahal pour la presse internationale s’est laissé aller à un moment d’émotion. «Je suis né en 1992, l’année où Hassan Nasrallah a pris le commandement du Hezbollah et il a terrorisé tous les enfants israéliens, moi compris», a raconté le lieutenant-colonel Nadav Shoshani. «L’élimination de Nasrallah, c’est la fermeture d’un cercle personnel, a pour sa part évoqué le général en retraite Noam Tibon à la radio de l’armée. Je fais partie de la génération Liban. J’y ai perdu beaucoup de mes soldats, de mes amis : c’e

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