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Israël affirme avoir frappé des sites du Hezbollah dans le sud du Liban

Tsahal dit avoir touché des cibles militaires dans la région de Nabatieh ce dimanche 31 août.

Après une frappe israélienne dans le sud du Liban, le 28 août. (Rabih Daher /AFP)
Publié le 31/08/2025 à 10h26

L’armée israélienne a indiqué avoir frappé ce dimanche 31 août des sites du Hezbollah, mouvement soutenu par l’Iran, près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après avoir détecté «une activité militaire». «Il y a peu de temps, Tsahal a frappé des infrastructures militaires du Hezbollah, y compris souterraines, où une activité militaire a été identifiée, dans la zone du château de Beaufort, dans le sud du Liban», a-t-elle précisé dans un communiqué. Située dans la région de Nabatieh, cette forteresse croisée en ruines avait été utilisée comme base par l’armée israélienne pendant son occupation du sud du Liban (1978-2000).

Au Liban, l’Agence nationale d’information (Ani) a rapporté une série de «violentes» frappes israéliennes contre les zones boisées d’Ali al-Taher, où des incendies se sont déclarés, et d’Al-Debsha, dans la région de Nabatieh. Selon Ani, les avions ont tiré «un grand nombre de missiles», provoquant de fortes explosions. Les frappes ont provoqué d’importants dégâts, brisant les vitres de nombreuses habitations et commerces et provoquant des fissures dans plusieurs bâtiments, a ajouté l’agence.

Désarmement du groupe islamiste

Un cessez-le-feu conclu sous médiation américaine, a mis fin le 27 novembre 2024 à plus d’un an de conflit entre le Hezbollah et Israël, dont deux mois de guerre ouverte, au terme duquel le mouvement libanais est sorti fortement affaibli. Cet accord prévoit que seules l’armée libanaise et la force de paix de l’ONU soient déployées dans le sud du pays, à la frontière avec Israël, y excluant la présence à la fois du Hezbollah et de l’armée israélienne. Mais celle-ci continue de maintenir des troupes dans cinq positions frontalières jugées stratégiques dans le sud du Liban et mène régulièrement des frappes principalement contre des sites et des cadres du Hezbollah.

Début août, le gouvernement libanais, sous la pression des Etats-Unis, a chargé son armée d’élaborer un plan pour désarmer le Hezbollah d’ici la fin de l’année. Mais le Hezbollah refuse de désarmer et conditionne toute discussion sur son arsenal à l’arrêt des frappes de l’armée israélienne et au retrait de ses troupes du sud du Liban. L’émissaire américaine adjointe pour le Moyen-Orient, Morgan Ortagus, a affirmé mardi à Beyrouth que les autorités libanaises devaient à présent traduire «en actes» leur décision de désarmer le Hezbollah.

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