L’armée israélienne a annoncé ce vendredi 28 novembre en début de matinée avoir mené une opération dans le sud de la Syrie, selon un communiqué militaire : «Au cours de la nuit entre jeudi et vendredi, sur la base de renseignements recueillis ces dernières semaines, des forces […] ont lancé une opération visant à arrêter des suspects appartenant à l’organisation Jamaa islamiya.»
«Les suspects opéraient dans le village de Beit Jann, dans le sud de la Syrie, et menaient des activités terroristes contre des civils de l’Etat d’Israël», poursuit Israël, qui précise que lors des échanges de tirs, six de ses soldats ont été blessés dont trois grièvement. Le groupe islamiste Jamaa islamiya, présent au Liban et en Syrie est un allié du Hamas.
Le bilan de l’incursion s’élève à 13 morts, selon le directeur de la Santé pour la province de Damas, Toufic Hassaba, cité par l’agence officielle Sana. Un bilan précédent de la télévision officielle faisait état de «dix morts, dont des femmes et des enfants».
Centaines de bombardements
Dans la foulée de la chute du dirigeant syrien Bachar al-Assad en décembre 2024 et l’arrivée du nouveau pouvoir islamiste à Damas, Israël a mené des centaines de bombardements en Syrie et déployé des troupes dans la zone démilitarisée sur le plateau du Golan, au-delà de la ligne de démarcation entre la partie de ce territoire syrien annexée unilatéralement par Israël en 1981 et le reste de la Syrie. Pendant l’été, des contacts de haut niveau entre responsables israéliens et syriens ont eu lieu, avec l’aide de Paris et Washington. Les deux parties ont indiqué vouloir parvenir à un accord de sécurité.
Benyamin Nétanyahou exige pour cela une démilitarisation de toute la partie du territoire syrien courant du sud de Damas jusqu’à la ligne de démarcation de 1974. Instituée après la guerre israélo-arabe de 1973, cette ligne consacre l’échec de la Syrie à récupérer la partie du Golan occupée par son voisin.
Mise à jour à 11 h 23 avec un nouveau bilan.




