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Interview

Israël : «Nous espérons que le gouvernement a déployé autant d’efforts pour ramener les otages que pour mettre fin à la grève»

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Selon Peter Lerner, du syndicat israélien Histadrout, à l’origine de la grève générale, la découverte des six morts dimanche a été le signe qu’il fallait «secouer les choses» pour redonner la priorité aux otages.

Sur une route de Tel-Aviv lundi 2 septembre, recouverte de messages contre le gouvernement de Nétanyahou le jour de grève générale dans tout le pays. (Florion Goga/Reuters)
Publié le 03/09/2024 à 7h33

Pour le directeur du service international de la centrale syndicale Histadrout, Peter Lerner, qui a été, les six premiers mois de la guerre, le porte-parole de Tsahal – et également lieutenant-colonel réserviste –, la découverte dimanche des six otages israéliens exécutés par le Hamas est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Et poussé les syndicats dans la rue.

Pourquoi avez-vous attendu si longtemps pour appeler à la grève générale ? Pourquoi maintenant ? Cela fait presque un an que dure la guerre. Qu’est-ce qui a changé ?

La Histadrout, en tant que représentant de tous les travailleurs d’Israël, de membres de tout le spectre politique, a soutenu les familles tout au long des onze derniers mois, de différentes manières, y compris en accompagnant le Forum des familles. Nous avons marché avec eux jusqu’à Jérusalem. Beaucoup de choses ont été faites et nous entretenons des relations suivies avec les familles. Et nous avons toujours prévenu que si nous constatons que la politique devient prioritaire par rapport aux personnes, aux otages, alors il y aura un appel à l’action. Ce que nous avons vu ces derniers jours, et plus particulièrement dimanche, lorsque les six otages ont été exécutés par le Hamas, dans une réalité où, depuis des semaines, nous parlons des paramètres d’un accord, nous a

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