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Vu de Tel Aviv

«Jusqu’au dernier» : Israël tourne la page des otages

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Le retour de la dépouille du soldat Ran Gvili, dernier otage retenu à Gaza, mardi 27 janvier, met fin à plus de deux ans de mobilisation nationale. A Tel-Aviv, l’arrêt de l’horloge sur la place des Otages replace au centre du débat public les enjeux politiques de l’après.

Le cercueil de l'otage Ran Gvili à Gaza, lors de ses obsèques à Meitar en Israël le 28 janvier 2026. (Ilia Yefimovich/AFP)
ParEléonore Weil
correspondante à Tel-Aviv (Israël)
Publié le 28/01/2026 à 18h02

Sur la place des Otages à Tel Aviv, mardi 27 janvier, l’horloge a cessé de tourner. Symbole du temps passé en captivité, le chronomètre numérique, qui décomptait les jours, les minutes et les secondes, s’est arrêté après 843 jours. Avec le retour de la dépouille du soldat Ran Gvili, une page se tourne – la plus sombre de l’histoire du pays – depuis l’enlèvement de 251 Israéliens par le Hamas, le 7 octobre 2023. Sur les écrans de télévision s’affiche cette phrase, proclamée comme une victoire : il n’y a plus aucun otage détenu à Gaza. Depuis le 7 Octobre, la lutte pour leur retour – «jusqu’au dernier», comme on pouvait lire sur

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