Pour mesurer, vingt ans après, ce qu’il reste dans la mémoire des Irakiens de l’invasion américaine de leur pays et du renversement de la dictature de Saddam Hussein, il faut avoir en tête que 68 % d’entre eux ont aujourd’hui moins de 30 ans. Pour cette jeunesse largement majoritaire, 2003 appartient donc à une autre ère. D’autant qu’une succession d’événements dramatiques a suivi ce moment de bascule, et davantage marqué leurs esprits. Les multiples insurrections contre l’occupation américaine, avec des attaques terroristes meurtrières menées notamment par une branche d’Al-Qaeda, la guerre civile entre sunnites et chiites, puis la guerre contre l’Etat islamique, qui s’était emparé d’un tiers du territoire irakien, ont fait des centaines de milliers de morts.
Analyse
La jeunesse irakienne et la mémoire brouillée des 20 ans de la guerre
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Si beaucoup de jeunes Irakiens n’ont pas connu l’invasion américaine de 2003, ils nourrissent de la colère envers une classe dirigeante gangrenée par la corruption, héritée du chaos causé par les Etats-Unis.
Une jeune femme face à la tour en construction de la nouvelle banque centrale, par l'architecte irakienne Zaha Hadid, à Bagdad le 18 mars 2023. (Aline Deschamps/Libération)
ParHala Kodmani
Publié le 20/03/2023 à 15h24
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