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«La pluie emporte tout ce qui nous restait» : dans la bande de Gaza dévastée, l’enfer de l’hiver

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Les deux millions de Gazaouis, épuisés par deux années de guerre, doivent désormais affronter des conditions climatiques hivernales alors que plus de 85 % des habitations ont été détruites.

A Gaza City, le 15 décembre. (Omar Al-Qattaa/AFP)
Par
Sarah Emad al-Zaq
Correspondance à Gaza
Publié le 22/12/2025 à 6h37

Deux mois et demi après le cessez-le-feu du 11 octobre, la vie n’a pas vraiment repris son cours dans la bande de Gaza. Le silence relatif laissé par l’arrêt des frappes n’a pas apporté la stabilité espérée, et la guerre s’est transformée : elle ne tombe plus du ciel, elle s’infiltre désormais dans le quotidien par la pluie et le froid, en l’absence de conditions de vie dignes.

Autrefois, l’hiver était synonyme, à Gaza, de moments partagés : des familles réunies autour d’un feu, le thé qui chauffe lentement, les récits échangés pour tromper le froid. Désormais, l’hiver n’a plus rien de chaleureux. Pour les centaines de milliers de personnes déplacées, la saison froide est devenue une épreuve de survie faite de nuits glaciales et de pluies incessantes, dans des abris précaires.

Boue épaisse

D’un point de vue humanitaire,

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