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Analyse

La «stabilité» face au «chaos» : la Turquie d’Erdogan se fait l’avocat des mollahs iraniens

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Ankara, qui craint un «printemps kurde» à l’échelle régionale et un afflux massif de réfugiés si le régime iranien s’effondre, fait de son mieux pour dissuader Donald Trump de mener des frappes militaires contre Téhéran.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et le chef de l'Etat américain, Donald Trump, le 25 septembre 2025 dans le Bureau ovale. (Evan Vucci/AP)
Par
Romain Karouks
Correspondance à Istanbul (Turquie)
Publié le 15/01/2026 à 10h54, mis à jour le 15/01/2026 à 11h12

Alors que les condamnations internationales se multiplient face à la répression sanglante des manifestations en Iran qui aurait fait des milliers de morts, la diplomatie du voisin turc, elle, n’a qu’un leitmotiv : la stabilité régionale. L’ancien chef des services secrets, actuel ministre des Affaires étrangères et homme clé du pouvoir turc, Hakan Fidan, l’a martelé dans les médias turcs. Plus étrange, il a aussi, pour la première fois, repris la propagande du régime iranien, affirmant que les manifestants seraient téléguidés par le Mossad, les services de renseignement israéliens.

Même son de cloche du côté de l’indispensable allié du président Recep Tayyip Erdogan, le leader de l’extrême droite Devlet Bahçeli qui, lui, dresse le parallèle

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