Une personnalité singulière a annoncé sa candidature pour le district de Damas à l’Assemblée populaire syrienne qui doit être élue ce dimanche. Le rabbin américano-syrien Henry Hamra a publié en arabe sur les réseaux sociaux son affiche électorale, proclamant sa «foi en une Syrie unie pour tous les Syriens» et s’engageant à «œuvrer pour la levée des sanctions du Caesar Act aux Etats-Unis». Premier candidat juif depuis la décision d’interdire aux Juifs de Syrie de se présenter aux élections législatives en 1967, le New-Yorkais s’est lancé tardivement dans une campagne américaine, largement relayée par les médias syriens. Ces premières élections législatives de l’ère post-dictature d’Assad se déroulent cependant sans réels partis politiques, ni véritable campagne électorale, car tous les Syriens ne sont pas appelés aux urnes.
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Il s’agit en effet d’un suffrage «indirect», imposé, selon les nouvelles autorités, par la situation de millions de Syriens déplacés et sans papiers, rendant impossible l’établissement de listes électorales et d’un scrutin au suffrage universel. Une réalité compréhensible dans un pays qui sort d’une guerre civile dévastatrice de 14 ans, où la moitié des habitants ne vivent plus chez eux.




