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Analyse

La Syrie à l’aube de ses premières élections depuis la fin du régime d’Assad

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Les premières législatives post-dictature se tiennent ce dimanche 5 octobre, mais tous les Syriens ne sont pas appelés à voter dans ce suffrage indirect compliqué et surtout très contrôlé par le président par intérim, Ahmed al-Charaa.

Des affiches électorales dans les rues de Damas, le 3 octobre 2025. (Louai Beshara/AFP)
Publié le 05/10/2025 à 6h52, mis à jour le 05/10/2025 à 12h11

Une personnalité singulière a annoncé sa candidature pour le district de Damas à l’Assemblée populaire syrienne qui doit être élue ce dimanche. Le rabbin américano-syrien Henry Hamra a publié en arabe sur les réseaux sociaux son affiche électorale, proclamant sa «foi en une Syrie unie pour tous les Syriens» et s’engageant à «œuvrer pour la levée des sanctions du Caesar Act aux Etats-Unis». Premier candidat juif depuis la décision d’interdire aux Juifs de Syrie de se présenter aux élections législatives en 1967, le New-Yorkais s’est lancé tardivement dans une campagne américaine, largement relayée par les médias syriens. Ces premières élections législatives de l’ère post-dictature d’Assad se déroulent cependant sans réels partis politiques, ni véritable campagne électorale, car tous les Syriens ne sont pas appelés aux urnes.

Il s’agit en effet d’un suffrage «indirect», imposé, selon les nouvelles autorités, par la situation de millions de Syriens déplacés et sans papiers, rendant impossible l’établissement de listes électorales et d’un scrutin au suffrage universel. Une réalité compréhensible dans un pays qui sort d’une guerre civile dévastatrice de 14 ans, où la moitié des habitants ne vivent plus chez eux.

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