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Décryptage

L’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens au cœur d’une crise diplomatique et humanitaire

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Onze pays ont annoncé la suspension de leur financement de l’UNRWA, après qu’Israël a accusé douze de ses employés d’avoir participé à l’attaque du Hamas le 7 octobre.

Philippe Lazzarini, le commissaire général de l'UNRWA, le 6 décembre à Beyrouth. (Bilal Hussein/AP)
ParFrédéric Autran
Benjamin Delille
Correspondant à Washington
Publié le 29/01/2024 à 17h25, mis à jour le 29/01/2024 à 18h58

Les suspensions de financement se succèdent pour l’UNRWA. Après les annonces du Japon, de l’Autriche et de la Roumanie ce lundi 29 janvier, ce sont onze Etats donateurs de l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens qui ont préféré mettre en pause leur participation. En cause : l’accusation, portée par Israël, contre 12 salariés de l’UNRWA qui auraient participé, directement ou indirectement, à l’attaque du Hamas le 7 octobre. Un nouveau coup dur pour cette organisation, régulièrement critiquée par l’Etat hébreu, qui porte assistance aux 6 millions de réfugiés palestiniens.

De quoi certains salariés de l’UNRWA sont-ils accusés ?

Dans le premier communiqué publié par l’UNRWA vendredi 26 janvier, le commissaire général de l’agence, Philippe Lazzarini, n’a donné aucun détail sur la nature des accusations portées contre les douze employés en question : «J’ai décidé de résilier immédiatement les contrats de ces membres du personnel et d’ouvrir une enquête afin que la vérité soit établie sans délai.» Il a fallu attendre dimanche soir, et

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