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Libération
Poursuites

Le cinéaste iranien Jafar Panahi condamné par contumace à un an de prison

Réalisateur d’«Un simple accident», le dissident iranien vient d’être condamné à un an derrière les barreaux pour des «activités de propagande» contre l’Etat, une peine assortie de deux ans d’interdiction de voyager.

Jafar Panahi, à Stockholm, le 6 novembre. (Jessica Gow/TT News Agency via AFP)
Publié le 01/12/2025 à 17h44

Palmé d’or au Festival de Cannes cette année pour Un simple accident, le cinéaste et dissident iranien avait réussi à quitter son pays en douce, malgré sa privation de passeport depuis 2010, pour venir défendre son film sur la Croisette, mais affichait encore et toujours son intention d’y retourner – une promesse qu’il réitérait encore il y a quelques jours dans une interview au Financial Times.

Il risque désormais la prison s’il remettait un pied en Iran, où il vient d’être condamné à un an derrière les barreaux pour des «activités de propagande» contre l’Etat, a annoncé ce lundi 1er décembre son avocat à l’AFP. Cette peine est assortie d’une interdiction de voyager de deux ans, a précisé Me Mostafa Nili, ajoutant avoir l’intention de faire appel.

Son conseil n’a pas donné de détails sur la nature exacte des charges reprochées à son client, qui se trouve actuellement à l’étranger. En 2023, Jafar Panahi avait été emprisonné sept mois par le régime, et avait été libéré après avoir entamé une grève de la faim.

Après des années sans pouvoir sortir d’Iran, Jafar Panahi, figure de la Nouvelle vague du cinéma iranien multiprimée à l’international, avait pu faire le déplacement dans un festival pour la première fois en 15 ans. Il a effectué ces dernières semaines une tournée aux Etats-Unis pour promouvoir son long-métrage, choisi pour représenter la France aux Oscars.

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