«Aujourd’hui nous avons voté pour la paix» a voulu saluer l’ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield lundi 10 juin, dans la foulée de la validation, par la quasi unanimité du Conseil de sécurité des Nations Unies, d’une résolution de soutien aux grandes lignes d’un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. L’ensemble des quinze nations représentées – dont la France, Israël, l’Algérie, la Chine ou le Royaume-Uni – s’est prononcé pour, à la seule exception de la Russie, celle-ci s’abstenant sans exercer son droit de véto. Depuis la Maison Blanche, Joe Biden s’en est félicité : «Le Hamas dit vouloir un cessez-le-feu. Cet accord présente l’opportunité de prouver qu’il est sincère.»
L’initiative américaine visait officiellement à rallier une forme de consensus diplomatique international autour des termes de l’accord défendu par Washington, et à rejeter ainsi un peu plus la pression de l’accepter sur le seul Hamas. Ce dernier a singulièrement répliqué presque aussitôt qu’il «saluait» la résolution, dans un communiqué où il assure de sa volonté de «coopérer (...) pour d’entamer des négociations indirectes concernant la mise en œuvre de ces principes». Mais derrière ce soudain affichage général de concorde et de bonnes volontés, l’organisation islamiste comme les autorités israéliennes cultivent encore activement trop de contradictions et d’ambiguïtés dans l




