Le ministère libanais de la Santé a fait état ce mardi 18 novembre dans la soirée de 13 morts dans une frappe israélienne dans un camp de réfugiés palestiniens du sud du Liban, «le camp d’Aïn al-Héloué à Saïda. Les «ambulances transportent encore plus de blessés dans des hôpitaux proches», selon cette source.
La frappe a visé une voiture près de la mosquée Khaled ben al-Walid et «il a ensuite été rapporté que le raid avait également visé» la mosquée elle-même ainsi qu’un centre portant le même nom, a déclaré de son côté l’agence de presse officielle ANI.
Reportage
L’armée israélienne a affirmé pour sa part avoir frappé un camp d’entraînement du Hamas dans le sud du Liban, ciblant «des terroristes en opération […] en vue de commettre des attentats terroristes contre [l’armée israélienne] et l’Etat d’Israël», affirme un communiqué militaire. «Les allégations [...] de l’armée selon lesquelles le lieu ciblé serait un «complexe d’entraînement appartenant au mouvement» ne sont que pure calomnie et mensonges, et visent à justifier son agression criminelle et à inciter à la haine contre les camps et notre peuple palestinien», a répondu le Hamas dans un autre communiqué, affirmant qu’il n’a «aucune installation militaire dans les camps palestiniens au Liban».
Plus tôt mardi, le ministère libanais de la Santé avait fait état de deux morts dans des frappes de drones attribuées à Israël dans la ville de Bint Jbeil, dans le sud du Liban. L’armée israélienne n’avait pas commenté dans l’immédiat ces informations.
Deux autres morts plus tôt
Israël a poursuivi ses frappes au Liban malgré un cessez-le-feu conclu en novembre 2024 qui visait à mettre fin à un conflit avec le mouvement libanais Hezbollah, un allié du groupe islamiste palestinien Hamas. Tsahal affirme généralement cibler des membres du Hezbollah ou des installations du mouvement soutenu par l’Iran, mais elle a également frappé des membres présumés du Hamas au Liban.
Le Liban accueille environ 222 000 réfugiés palestiniens, selon l’ONU, dont une majorité vit dans des camps. En vertu d’un accord tacite, les organisations palestiniennes contrôlent ces camps où l’armée libanaise ne pénètre pas. Des factions palestiniennes présentes dans ces camps de réfugiés au Liban ont commencé en août à remettre leurs armes aux autorités, conformément à un accord conclu en mai visant à garantir le monopole des armes à l’Etat libanais.
Mise à jour : mercredi 19 novembre à 8h32, avec le communiqué du Hamas.




