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Vu de Beyrouth

Le Liban sous pression après l’assassinat du chef militaire du Hezbollah

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L’attaque israélienne de dimanche 23 novembre, au sud de Beyrouth, a causé la mort d’au moins cinq personnes, dont Haitham Ali Tabatabai. Un message de Tel-Aviv au gouvernement libanais pour l’exhorter à accélérer le désarmement du Hezbollah.

Le cortège funèbre des cercueils de Haitham Ali Tabatabai et de deux autres hommes du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, lundi 24 novembre 2025. (Hussein Malla/AP)
ParArthur Sarradin
correspondant à Beyrouth
Publié le 24/11/2025 à 18h26

Le long de la grande rue Naamani dans le sud de la capitale libanaise, Zaynab, depuis son balcon, regarde passer un petit groupe d’hommes en treillis, béret rouge solidement arrimé sur le haut du crâne. «Là, tu sens, jour après jour, que l’air devient un peu plus irrespirable», dit-elle simplement. Ce matin, elle avait tenté de dissuader son fils d’aller voir, à quelques encablures de là, le site de la frappe qui avait secoué la banlieue sud. «On respire tant qu’on peut mais je songe à partir de nouveau, confie la mère de famille en préparant le café. Les choses peuvent vite changer, il faut rester sur nos gardes.»

En vérité, le changement se devine déjà dans l’atmosphère : des drones israéliens qui bourdonnent un peu plus fort dans le ciel, des bombardements quotidiens qui atteignent maintenant la capitale… Cela faisait pourtant cinq mois que Beyrouth avait été épargnée. Dimanche 23 novembre, en fin de journée, huit missiles israéliens ont tué Haitham Ali Tabatabai dans une zone résidentielle de Haret Hreik.

L’homme,

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