Après avoir joué, misé, risqué et triché pendant près de quatorze ans en Syrie, la Turquie a gagné le gros lot le 8 décembre avec la chute du régime Assad. La roue de la fortune a tourné en sa faveur tandis que les autres gros joueurs sur le terrain, Iran et Russie en tête, se retrouvent au tapis – même si Moscou va tenter coûte que coûte de garder ses bases navale et aérienne de Tartous et Hmeimim. La victoire aussi spectaculaire qu’imprévisible des rebelles islamistes est venue compléter le chamboulement au Moyen-Orient initié après l’attaque terroriste du Hamas en Israël du 7 octobre 2023. Plus que la guerre dévastatrice d’Israël à Gaza, ce sont les
Analyse
Le Moyen-Orient en chantier, la Turquie enchantée
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Si la Russie et l’Iran ont perdu un allié avec la chute du régime Assad, de son côté, le président turc Erdogan voit dans les actuels changements syriens l’occasion de pousser ses pions dans la reconstruction qui s’annonce et de faire régner un nouvel ordre dans la région.
Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan rencontre Ahmed al-Charaa, de son nom de guerre Abou Mohammed al-Joulani, à Damas, le 22 décembre. (Turkish Foreign Ministry/REUTERS)
ParHala Kodmani
Publié le 26/12/2024 à 20h41
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