Depuis la visite catastrophique de Paul VI en Terre Sainte, le 5 janvier 1964, le Vatican connaît bien les innombrables embûches possibles dans cette région du monde. Le pape avait alors refusé d’appeler ses hôtes «juifs» ou «israéliens», avant de lire devant une assemblée de rescapés de la Shoah une apologie de Pie XII, «injustement accusé» de collaboration avec les nazis. Il faut donc souligner le caractère courageux de la visite du pape François à partir de ce vendredi dans une autre terre biblique, l’Irak, sur fond de pandémie, de menaces terroristes directes et d’attentes très élevées des différents hôtes. Comment en effet réconcilier des ambitions aussi diverses que soutenir les chrétiens d’Orient, renouer les liens avec l’islam chiite et donner à l’Irak l’occasion de montrer un autre visage que celui du terrorisme ? «Vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples», avait expliqué le général de Gaulle, mais François n’aura pas ce luxe. Son pèlerinage débutera
Le pape en Irak, un défi politique et spirituel
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Hautement symbolique, la visite de François multiplie les enjeux historiques.
Sur les murs d'une église de Bagdad. (Ahmad Al-Rubaye/AFP)
ParDov Alfon
Publié le 04/03/2021 à 20h37
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