Le sultanat Oman n’en est pas à son coup d’essai dans la médiation entre les Etats-Unis et l’Iran. Depuis le début des violentes manifestations que traverse l’Iran, la répression menée par l’ayatollah Ali Khamenei se durcit et les tensions sont montées d’un cran. Au vu du lourd bilan d’au moins 600 morts civils en Iran, le locataire de la Maison Blanche a déclaré dimanche 11 janvier : «Nous pourrions devoir agir [contre le régime iranien] avant une rencontre.» Dans ce chaos diplomatique, le petit royaume, arbitre historique entre les deux délégations, s’est proposé pour assurer une médiation, et Sayyid Badr Hamad Al Busaidi, le ministre des Affaires étrangères, s’est rendu à Téhéran samedi 10 janvier.
Souvent présenté comme le pays le plus démocratique de la péninsule arabique, Oman s’attribue depuis les années 1980 le rôle d’acteur à la neutralité «positive», rapporte Giorgio Cafiero, chercheur américain en relations internationales et fondateur de Gulf State Analyt




