Dans la ville de Gaza, comme dans le centre du territoire palestinien, les enfants retournent à l’école malgré des conditions de vie plus que difficiles. Avec l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) et le ministère palestinien de l’Education ont annoncé un plan de retour «progressif» à l’école. Mais cette annonce a suscité plus de questions que de réponses. Où les élèves s’assiéront-ils ? Comment une école transformée en abri pour réfugiés pourrait-elle reprendre soudain sa fonction initiale ? Comment étudier dans des bâtiments où il ne reste que des colonnes de béton tordues et du fer effondré ?
Les chiffres révèlent l’ampleur du désastre. Selon les données satellitaires de l’ONU, contenues dans le dernier rapport de la Conférences des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) publié mardi 25 novembre, 81 % des bâtiments ont été détruits ou endommagés dans la bande de Gaza, dont 92 % des logements, laissant 1,4 million de personnes sans abri. Aussi, 88 % des commerces et entreprises ont été touchés et 92 % des écoles doivent être recons




