Menu
Libération
Reportage

«Les Iraniens ne peuvent pas y arriver tout seuls» : à Paris, la diaspora porte la voix d’un peuple ensanglanté

Réservé aux abonnés

Alors que la répression fait des milliers de morts en Iran, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées ce samedi 17 janvier à Paris pour soutenir le soulèvement. Entre deuil et détermination, le récit d’une mobilisation hantée par les massacres de Téhéran.

Devant le Panthéon, lors d'un rassemblement en soutien au peuple iranien, à Paris, le 17 janvier 2026. (Mahka Eslami/Divergence pour Libération)
Par
Baran Baudouin
Publié le 17/01/2026 à 21h19

Place du Panthéon, ce samedi 17 janvier. Sous le regard figé de Robert Badinter dont le portrait s’affiche en grand sur le monument, une centaine de manifestants se regroupe dans un silence pesant. Puis, d’un coup, la foule relève la tête et scande d’une seule voix : «Zan, Zendegi, Azadi» (Femme, Vie, Liberté, en français). Le cri résonne dans la rue Claude-Bernard bondée avant de retomber dans un silence endeuillé. Les yeux sont rouges, les visages fermés. Derrière les lunettes de soleil, on devine les larmes.

Ce samedi après-midi, ils sont environ 5 000 selon les organisateurs, Iraniens, Franco-Iraniens et sympathisants français, à défiler dans les rues de la capitale pour soutenir le soulèvement qui secoue l’Iran depuis plus de dix jours. Un mouvement né de la flambée des prix et de l’effondrement du rial, rapidement transformé en contestation politique massive réclamant la chute du régime. Depuis le 8 janvier, la république islamique y répond par un bain de sang.

Dans la même rubrique