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Tensions

Les Israéliens imposent une cohabitation forcée aux Palestiniens

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Les affrontements se multiplient à Jérusalem et ont fait plus d’une centaine de blessés en l’espace d’une semaine, après que les autorités ont laissé les juifs prier sur l’esplanade des Mosquées durant une grande partie du mois du ramadan.

Des Palestiniens éteignent un incendie à la suite d'un affrontement avec les forces de sécurité israéliennes dans l'enceinte qui abrite la mosquée al-Aqsa, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 22 avril. (Ammar Awad/Reuters)
ParSamuel Forey
correspondant à Jérusalem
Publié le 22/04/2022 à 18h09

Le scénario se répète. Comme la semaine dernière, des manifestants palestiniens ont amassé, dans la nuit de jeudi à vendredi, des réserves de projectiles, en prévision d’affrontements avec les forces de sécurité ou des juifs religieux, dont les protestataires sont persuadés qu’ils tenteront de monter sur al-Aqsa, l’immense mosquée à ciel ouvert qui borde le flanc oriental de la Vieille Ville de Jérusalem. Les pierres volent, la police charge, le combat s’engage. Ce matin, 30 Palestiniens ont été blessés. Vendredi dernier, c’était plus de 150 dans un assaut brutal, sans compter l’arrestation massive quelque 460 personnes – fait rare. Après la prière, un mini-drone a survolé l’esplanade et pulvérisé des gaz lacrymogènes, vendredi après-midi, sur une partie des fidèles créant des scènes de panique, selon l’AFP, la police affirmant de son côté avoir utilisé des «moyens pour disperser» une foule qui tentait d’endommager une de ses guérites.

A la décharge des lanceurs de projectiles, les religieux juifs n’ont jamais été aussi nombreux – environ 3 000 en une semaine à monter sur l’esplanade des mosquées, en cette période ten

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