Ce chant, son air, ces quelques mots qu’on ne se lasse pas d’entendre ! «Lève haut la tête, tu es un Syrien libre !» Lancé aux premières heures de l’aube du 8 décembre 2024, quand Bachar al-Assad a quitté le pays, il résonne encore un an après dans toutes les rues syriennes. Il sort de chaque voiture pavoisée, des sonos installées sur les places. Il est irrésistiblement repris à gorges et sourires déployés par des millions de femmes et d’hommes qui ressentent à nouveau l’émotion «indescriptible», comme on entend souvent, du moment historique de l’année dernière.
«Cette joie collective est un sentiment inconnu des Syriens. Toutes générations confondues !» lance un quinquagénaire dans l’une des artères de Damas menant à la place des Omeyyades. L’homme avance au milieu de la foule vers le cœur battant des célébrations, accompagné de sa femme et de ses trois adolescents qui portent chacun le nouveau drapeau vert, rouge et noir du pays. L’emblème de la Syrie post-Assad est hissé partout et par tous, en grand sur les bâtiments officiels, en petit dans les mains des enfants et en châle sur les épaules.
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Alors que la fête populaire a commencé dans les rues il y a trois jours au moins, les célébrations officielles du 14 Juillet syrien ont été lancées ce lundi 8 décembre. Un défilé militaire s’est déroulé sur l’autostrade de Mezzeh au cœur de Damas. Bien ordonnés, les groupes de soldats en différents uniformes ont marché sur l’avenue, tandis qu’un modeste cortège de




