Un bus en feu à Mashhad. Des voitures slalomant entre les barricades à Téhéran. Des tirs à balles réelles sur des manifestants à Abyek. Des familles appelées à reconnaître leurs proches à la morgue de Kahrizak. Au seizième jour des manifestations qui secouent l’Iran, seules quelques images et bribes d’informations nous parviennent à travers le blocus des communications téléphoniques et d’Internet, imposé par le régime aux 90 millions d’Iraniens – selon l’ONG Netblocks, seul 1 % du trafic internet est opérationnel depuis trois jours. Mais tout porte à croire que la situation s’aggrave.
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D’après le dernier décompte publié, ce dimanche 11 janvier, par l’ONG Iran Human Rights, sise en Norvège, au moins 192 manifestants auraient été tués depuis le début du mouvement, le 28 décembre, alors qu’elle en recensait 52 vendredi. L’organisation Human Rights Activists News Agency, basée aux Etats-Unis, confirme la mort de 116 personnes, dont 37 membres des forces de sécurité ou autres responsables. De son côté, le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI), lui aussi aux Etats-Unis, dit avoi




