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Proche-Orient

L’Iran dans l’impasse face à l’offensive israélienne contre ses alliés

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Considérant qu’une guerre frontale avec Israël constitue un piège, Téhéran a annoncé qu’il n’enverrait pas de combattants au Liban pour soutenir le Hezbollah.

Des manifestants dans le centre de Téhéran le 28 septembre 2024, brandissent des pancartes figurant Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah mort lors d'une frappe israélienne à Beyrouth. (Vahid Salemi/AP)
Publié le 30/09/2024 à 18h26

Officiellement, l’Iran ripostera. Il ne laissera pas sans réponse la mort d’Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, tué vendredi 27 septembre 2024 par une frappe israélienne sur son bunker de Beyrouth. «Nous avons une position ferme et nous agirons d’une manière que l’ennemi regrettera», a déclaré lundi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Nasser Kanaani. Avant d’ajouter qu’il n’enverrait toutefois pas d’hommes en renfort au Liban ou à Gaza. Les combattants là-bas «ont la capacité et la force de se défendre eux-mêmes contre l’agression», a-t-il assuré.

Une menace de riposte, doublée d’un refus de se lancer dans une guerre frontale avec Israël, et donc les Etats-Unis, considérée comme un «piège». Le discours et la stratégie iraniens ne varient pas depuis l’assassinat du chef politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, le 31 juillet à Téhéran, où il venait d’arriver pour l’investiture du nouveau président, Masoud Pezeshkian. «Les revers subis par l’Iran et ses alliés soulignent leur infériorité sur le plan du renseignement et des opérations, ainsi

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