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Riposte

L’Iran déclare «terroristes» les armées européennes en représailles aux mesures contre les Gardiens de la révolution

Une décision qui intervient alors que les tensions semblaient se calmer avec les Etats-Unis.

Des pilotes français sur une base aérienne. Aux yeux du régime iranien, ils sont désormais considérés comme terroristes. (Philippe Lopez/AFP)
Publié le 01/02/2026 à 8h12, mis à jour le 01/02/2026 à 8h30

L’enjeu ne serait pas si grave, on pourrait parler d’une sorte de «c’est celui qui dit qu’y est» diplomatique. L’Iran a annoncé ce dimanche 1er février qu’il considère désormais comme «groupes terroristes» les armées européennes, a déclaré le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, après la décision de l’Union européenne de désigner les Gardiens de la révolution comme «organisation terroriste».

«Conformément à l’article 7 de la loi sur les contre-mesures portant sur la désignation du Corps des Gardiens de la révolution islamique comme organisation terroriste, les armées des pays européens sont considérées comme groupes terroristes», a déclaré au Parlement Bagher Ghalibaf, vêtu comme les députés d’un uniforme des Gardiens en signe de solidarité.

Les conséquences immédiates de cette décision n’étaient pas claires dans l’immédiat.

La diplomatie reste «prioritaire»

Cette décision intervient au lendemain d’une journée riche en rumeurs, démentis, interrogations autour d’explosions laissant imaginer une intervention américaine imminente.

Samedi soir, le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé vouloir privilégier la diplomatie. «La république islamique d’Iran n’a jamais recherché et ne recherche en aucun cas la guerre, et elle est profondément convaincue qu’une guerre ne serait dans l’intérêt ni de l’Iran, ni des Etats-Unis, ni de la région», a-t-il déclaré lors d’un appel avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, rapporté par la présidence iranienne.

Alors que Donald Trump entretient depuis plusieurs jours le doute sur une opération militaire contre Téhéran, Massoud Pezeshkian a assuré que «pour la république islamique d’Iran, le règlement des différends par la diplomatie a toujours été prioritaire».

Le président américain a lui déclaré samedi que l’Iran conversait avec les Etats-Unis, sans toutefois donner de précisions. L’Iran «nous parle, et nous verrons bien si nous pouvons faire quelque chose», a-t-il affirmé à la chaîne Fox News. Ces signes d’apaisement interviennent alors que le président américain avait affirmé vendredi que l’Iran voulait «conclure un accord» sur le nucléaire, ajoutant qu’il avait fixé à Téhéran un ultimatum sans donner plus de détails.

Ils font suite à des déclarations nettement plus offensives du chef de l’armée iranienne Amir Hatami, affirmant que les forces armées iraniennes sont «en état d’alerte maximale» face à une éventuelle attaque américaine.

Mise à jour à 8 h 30 avec du contexte.

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