Menu
Libération
Point du jour

L’ONU dénonce l’«apartheid» israélien, les recherches de la dépouille du dernier otage à Gaza reprennent, l’Unrwa licencie 571 employés… L’actu du conflit au Proche-Orient ce mercredi 7 janvier

L’essentiel des informations du jour sur la situation au Proche-Orient.

A Rafah, en mai 2024. L'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens a déclaré ce mercredi qu'une crise financière «grave» l'avait contrainte à licencier des centaines d'employés gazaouis. (Eyad Baba/AFP)
Publié le 07/01/2026 à 18h45

La rédaction de Libération résume les principales actualités du jour sur le conflit au Proche-Orient. Le point précédent est à lire ici.

L’ONU dénonce l’«apartheid» israélien

Le Haut Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a affirmé ce mercredi que la discrimination et la ségrégation exercées par Israël à l’encontre des Palestiniens en Cisjordanie s’intensifiaient, s’apparentant à une forme de «système d’apartheid». Si des experts indépendants de l’ONU avaient déjà qualifié la situation dans les territoires palestiniens occupés d’«apartheid» par le passé, c’est la première fois qu’un haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU emploie ce terme, que la diplomatie israélienne a décrié.

«On assiste à une asphyxie systématique des droits des Palestiniens en Cisjordanie», a déclaré Volker Türk, à la tête du Haut Commissariat, dans son communiqué. Une situation qui a selon lui conduit à une «forme particulièrement grave de discrimination et de ségrégation raciales, ressemblant au type de système d’apartheid que nous avons déjà connu». Qu’il s’agisse d’accès à l’eau, aux écoles ou aux hôpitaux ou bien de pouvoir aller voir des proches ou récolter des olives, «chaque aspect de la vie des Palestiniens en Cisjordanie est contrôlé et restreint par des lois, des politiques et des pratiques discriminatoires d’Israël», a-t-il déploré.

Reprise des recherches de la dépouille du dernier otage israélien à Gaza

Après une pause de deux semaines due aux mauvaises conditions météorologiques dans l’enclave, des responsables du Hamas ont annoncé ce mercredi reprendre leurs recherches du corps de Ran Gvili, le dernier otage israélien retenu à Gaza. Pour Israël, la restitution du corps constitue une étape fondamentale pour pouvoir entamer les discussions sur la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu avec le mouvement islamiste palestinien, entré en vigueur en octobre.

Un responsable du Hamas a indiqué que la branche armée du mouvement, les Brigades Ezzedine al-Qassam, mènerait les recherches «au côté d’une équipe de la Croix-Rouge dans le quartier de Zeitoun, dans le sud-est de la ville de Gaza». Une autre source au sein du Hamas a assuré espérer «retrouver le corps pour clore le dossier», appelant de nouveau la communauté internationale à faire pression sur Israël pour la réouverture du poste-frontière de Rafah avec l’Egypte, à l’extrême sud du territoire palestinien. Sur les 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023, toutes sont retournées en Israël – mortes ou vivantes –, à l’exception de la dépouille de Ran Gvili.

L’Unrwa fait face à une importante crise financière

L’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a annoncé ce mercredi 7 janvier se séparer, pour des raisons financières, de 571 employés locaux de Gaza qui avaient quitté le territoire palestinien. «Mardi, 571 employés locaux de l’Unrwa, qui se trouvent en dehors de Gaza, ont été informés qu’ils étaient licenciés avec effet immédiat», a indiqué un porte-parole dans un e-mail envoyé à l’AFP. Une «crise financière sans précédent» a contraint cette organisation à prendre dès le début de l’année dernière un certain nombre de mesures de contrôle des coûts, a-t-il expliqué.

Depuis plus de sept décennies, l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient fournit aide et assistance à ces derniers dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, au Liban, en Jordanie et en Syrie. Mais l’agence a vu les contributions volontaires dont elle dépend diminuer à mesure qu’elle est devenue l’objet de critiques israéliennes de plus en plus sévères.

Israël démine la frontière avec la Jordanie pour y construire une barrière physique

Le ministère israélien de la Défense a déclaré ce mercredi avoir commencé à déminer la frontière avec la Jordanie voisine, dans le but d’y installer une barrière physique, censée empêcher le trafic d’armes. Les autorités israéliennes accusent l’Iran de faire passer des armes de contrebande à travers cette frontière pour approvisionner des groupes palestiniens armés dans les camps de réfugiés de Cisjordanie. «Au total, environ 500 mines antichars, posées dans la zone depuis la fin des années 1960, ont été détruites», a précisé le ministère dans un communiqué.

Cette nouvelle barrière frontalière devrait s’étendre sur environ 500 kilomètres, depuis le sud des hauteurs du Golan annexées par Israël, jusqu’à l’extrémité méridionale du pays. Le général Eran Ofir, responsable du projet, avait décrit le chantier en décembre comme «une frontière intelligente» qui comprendra «à la fois une clôture physique et des systèmes de captation, des radars, des caméras et des systèmes de communications avancés».

Une milice palestinienne soutenue par Israël déclare avoir tué deux membres du Hamas

Le groupe armé anti-Hamas Forces populaires a déclaré dans un communiqué publié ce mercredi avoir mené un raid à Rafah, tuant deux membres du mouvement islamiste palestinien qui refusaient de se rendre, et arrêtant un troisième. Les Forces populaires, soutenues par Israël et fondées par Yasser Abou Shabab, tué en décembre, sont considérées comme le plus important groupe opérant dans les zones contrôlées par Israël. Le Hamas, qui qualifie ce groupe de «collaborateur», a refusé de commenter cette allégation.

Dans la même rubrique