
CoulissesLe 24 juillet, Emmanuel Macron a annoncé que la France allait reconnaitre l’Etat de Palestine lors de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre. Une décision qui intervient après des mois d’atermoiements. Le Président a longtemps hésité à aller jusqu’au bout de son engagement à reconnaître la Palestine, tiraillé entre les pressions israéliennes, l’hostilité américaine et une opinion publique de plus en plus sensible à la cause palestinienne.
Macron et la reconnaissance d’un Etat palestinien, récit d’une valse-hésitation
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publié le 12 juin 2025 à 20h18
Les vents extrêmes soufflent, les lobbys des deux camps s’activent, Benyamin Nétanyahou se déchaîne. Emmanuel Macron savait qu’il jouait gros en annonçant, début avril, son intention de reconnaître l’Etat palestinien, lors d’une conférence organisée avec les Saoudiens à New York, du 17 au 20 juin.
Le chef de l’Etat avait anticipé l’adversité, mais à ce point… Le voilà pressé jusque dans son entourage. «Fonce, tu entreras dans l’histoire. Et si tu renonces, tu perds toute crédibilité», le poussent certains, quand d’autres lui enjoignent de faire machine arrière, sur le thème : «Tu ne peux pas faire ça, mettre ainsi en péril Israël, tu vas le payer cher.»
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