Menu
Libération
Interview

Mana Neyestani, dessinateur iranien exilé en France : «La communauté internationale doit retirer sa reconnaissance à la république islamique»

Réservé aux abonnés

Pour le dessinateur, exilé en France depuis 2012, les sanctions contre le régime des mollahs, facilement contournables, ne suffisent pas.

Capture d'écran de vidéos prises entre les 9 et 11 janvier 2026 circulant sur les réseaux sociaux : des dizaines de corps et de personnes en deuil après la répression à la périphérie de la capitale iranienne, à Kahrizak, dans la province de Téhéran. (UGC. AP)
Publié le 14/01/2026 à 18h36

Auteur de plusieurs romans graphiques dont Une métamorphose iranienne, le Petit Manuel du parfait réfugié politique, le dessinateur pose un regard inquiet sur ce qui se passe en Iran.

Vous suivez de près l’évolution de la situation dans votre pays d’origine. Vous attendiez-vous à un mouvement d’une telle ampleur?

Honnêtement, oui. Compte tenu de la trajectoire des événements, de la rigidité et de l’inflexibilité du régime iranien, et de la succession de soulèvements populaires de ces quinze à vingt dernières années – des soulèvements dont les intervalles se sont raccourcis malgré une répression brutale –, c’était prévisible. Ce qui était peut-être inattendu, c’est la réponse positive d’une foule aussi immense les 8 et 9 janvier à l’appel lancé par Reza Pahlavi, le fils de l’ancien chah d’Iran.

Quel est votre regard sur cet appel et son positionnement comme figure unificatrice de l’opposition ?

Qu’on l’apprécie ou non, son appel à la protestation a captivé l’attention de la population. Un premier pas a été franchi. Toutefois, pour qu’une direction véritablement inclusive et nationale puisse émerger durant la transiti

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique