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Analyse

Mort de Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah : le Liban plongé dans l’inconnu

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L’assassinat du très puissant dirigeant du mouvement chiite libanais est une victoire majeure pour Israël, et un camouflet pour «l’axe de la résistance» piloté par l’Iran. Mais il fait entrer le conflit dans une dangereuse nouvelle dimension.

L'annonce de la mort du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le 27 septembre à la télévision libanaise. (Joseph Eid/AFP)
ParBenjamin Delille
Correspondant à Washington
Publié le 28/09/2024 à 19h18, mis à jour le 29/09/2024 à 15h00

Depuis des jours, les bilans s’alourdissent. Après le macabre décompte des morts à Gaza par le ministère de la Santé contrôlé par le Hamas, c’est désormais au Liban que les cadavres se listent par centaines. Depuis l’explosion de bipeurs de militants du Hezbollah mardi 17 septembre – qui était déjà un coup très dur porté au mouvement en éliminant des dizaines de ses membres d’un seul coup –, Israël multiplie les frappes, ciblées selon Tsahal, pour affaiblir cet adversaire qui n’a cessé d’arroser de tirs de roquettes la frontière avec l’Etat hébreu depuis le 7 Octobre. Le Liban déplore au moins 1 500 morts, dont les deux tiers au cours des dix derniers jours, avec évidemment des combattants, de nombreux chefs de guerre, mais aussi des civils. Victimes d’un conflit inarrêtable. Pourtant, aucun de ces morts ne suffisait jusqu’ici à traduire une bascule dans un conflit

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