Menu
Libération
Interview

Nader Habibi, économiste : «En Iran, le déclassement social a nourri la révolte»

Réservé aux abonnés

Le professeur à l’université américaine Brandeis analyse l’impact des sanctions occidentales et des politiques internes sur l’économie iranienne. Alors que la conjoncture se dégrade rapidement, le régime réprime toujours plus violemment sa population pour se maintenir.

Des distributeurs automatiques protégés par des plaques métalliques, à Téhéran, le 14 janvier 2026. (Vahid Salemi/AP)
Publié le 20/01/2026 à 17h19

Tout est parti du grand bazar de Téhéran, lorsque les commerçants, traditionnellement conservateurs et soutiens du régime, ont fermé boutique fin 2025 pour protester contre la flambée des prix et la forte dévaluation du rial, tombé à des niveaux historiquement bas. La vague de contestation inédite qui secoue l’Iran depuis et la répression sanglante qui lui a répondu a commencé par une mobilisation à caractère économique, avant de s’étendre à tout le pays et de prendre une tonalité politique plus générale. Mais l’inflation galopante, la corruption, le clientélisme et l’appauvrissement de la population nourrissent la colère des Iraniens et continuent de fragiliser le régime.

Spécialiste de l’Iran, professeur à l’université Brandeis (Massachusetts), l’économiste Nader Habibi analyse depuis de nombreuses années l’impact des sanctions – américaines et onusiennes,

Dans la même rubrique