Menu
Libération
Coopération

Narcotrafic : Emmanuel Macron, en visite à Abou Dhabi pour fêter Noël avec les soldats, souhaite davantage de coopération avec les Emirats

Le président a profité de sa présence ce dimanche 21 décembre au sein du contingent militaire français aux Emirats pour s’assurer de leur appui dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.

La ministre des Armées, Catherine Vautrin, et Emmanuel Macron, ce dimanche 21 décembre sur la base militaire Zayed, près d'Abou Dhabi. (Ludovic Marin /AFP)
Publié le 21/12/2025 à 15h48

Comme de coutume, le chef d’Etat français célèbre les fêtes de fin d’année aux côtés des soldats déployés à l’étranger. Arrivé ce dimanche 21 décembre en fin de matinée à Abou Dhabi pour le Noël avec les troupes – où il a donné le coup d’envoi de la construction du futur porte-avions français destiné à remplacer le Charles-de-Gaulle, qui doit entrer en service en 2038 –, Emmanuel Macron a souhaité vanter son partenariat avec les Emirats arabes unis : une coopération «en matière de sécurité et de défense», alors que plus de 900 soldats français y sont déployés sur trois bases.

Toutefois, pour Paris, sur la question du narcotrafic, cette coopération doit s’amplifier. La France veut désormais s’assurer de l’appui des Emirats : d’importants narcotrafiquants auraient trouvé refuge dans le pays, notamment à Dubaï. Des criminels qui se sont parfois constitué des patrimoines immobiliers imposants.

La délégation française comprend d’ailleurs, en plus du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et de la ministre des Armées Catherine Vautrin, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, qui avait déjà réclamé en novembre aux Emirats arabes unis l’extradition d’une quinzaine de narcotrafiquants présumés recherchés par la France.

Le garde des Sceaux avait à l’époque souligné que «depuis le début de l’année, quatorze grands narcotrafiquants [avaient] été interpellés puis extradés vers la France pour y être incarcérés (notamment dans les prisons de haute sécurité que nous avons créées) et jugés.»

De nouvelles mesures au premier semestre 2026

Cette visite présidentielle intervient quelques jours après les déclarations du président français faites à Marseille, mardi 16 décembre. Après avoir rendu hommage à la famille de Mehdi Kessaci – le frère du militant Amine Kessaci, tué jeudi 13 novembre dans le 4e arrondissement de Marseille –, Emmanuel Macron a rappelé que la lutte contre le trafic de stupéfiants était devenue une priorité de l’Etat. Il a ainsi précisé vouloir rechercher la coopération des pays où se trouvent certaines «têtes de réseau», afin de «pouvoir saisir leurs biens» et obtenir leur arrestation.

Sur le plan législatif, Sébastien Lecornu a annoncé jeudi 18 décembre la présentation à venir de nouvelles «mesures» dans un projet de loi qui sera examiné au premier semestre 2026. Il portera notamment sur les réductions de peine et le régime de la libération conditionnelle.

Dans la même rubrique