«Bonjour de rose et de jasmin !» chante Oum Anas, dans la belle expression arabe, au téléphone ce matin de septembre où on l’appelle à Toulouse. Elle vient d’apprendre la grande nouvelle : sa demande d’asile en France a été acceptée, et dans un délai record. Elle a accompagné son fils en France, où l’adolescent gravement blessé dans un bombardement à Gaza a été transféré en avril pour y être soigné après un passage par l’Egypte. «Il est vrai que l’entretien à l’Ofpra s’était très bien passé, m’a dit la jeune avocate qui m’accompagnait. Le fonctionnaire qui m’interrogeait était très coopératif et j’ai apparemment bien parlé. C’est sans doute parce que je respecte l’esprit de l’UNRWA qui nous a appris le devoir de neutralité.» Oum Anas a été professeure d’anglais pendant des années dans les établissements de l’organisation de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, jusqu’à devenir directrice adjointe «d’une école d’un niveau particulièrement remarquable au centre-ville de Gaza». «Je réalise maintenant ma chance, souffle-t-elle. Même si ma vie a été complètement détruite à G
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«Notre école est devenue un cimetière» : le cri d’une mère après un an de guerre à Gaza
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Après des mois passés sous les bombardements, Oum Anas, 39 ans, a été accueillie il y a quelques mois à Toulouse avec son fils aîné, blessé par un obus israélien. Elle se bat désormais pour récupérer ses trois autres enfants, restés dans l’enclave palestinienne.
Oum Anas, réfugiée palestinienne, chez elle Toulouse le 5 octobre 2024. (Ulrich Lebeuf/ Myop pour Libération)
ParHala Kodmani
Publié le 08/10/2024 à 19h30
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