Chaque jour, Libé sélectionne les actualités les plus importantes concernant la guerre entre le Hamas et Israël et le conflit au Proche-Orient.
Un cessez-le-feu en vue entre le Hezbollah et Israël
Un accord de cessez-le-feu entre le mouvement islamiste libanais et l’Etat hébreu se concrétise, ce lundi, et pourrait être annoncé «dans les heures qui viennent». Le vice-président du Parlement libanais, Elias Bou Saab, a déclaré à Reuters qu’il ne semblait pas «y avoir d’obstacles sérieux à la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu proposé par les États-Unis». Selon lui, l’accord prévoit un délai de 60 jours pour le retrait des forces israéliennes du territoire libanais, ce qui laisserait le temps à l’armée libanaise de se déployer au Sud-Liban. Il a ajouté que l’un des points de friction concernant la surveillance du cessez-le-feu avait été résolu au cours des dernières 24 heures par la mise en place d’un comité composé de cinq pays, dont la France, et présidé par les États-Unis. Un accord est «proche», ont également assuré ce lundi les Etats-Unis
Le cabinet de sécurité israélien «se prononcera mardi soir» sur un accord de cessez-le-feu au Liban, a indiqué un responsable israélien lundi à l’AFP. Le site d’information américain Axios avait rapporté plus tôt qu’Israël et le Liban s’étaient mis d’accord sur les termes d’un accord visant à mettre fin au conflit entre Israël et le Hezbollah.
«Une grosse erreur», selon le ministre à la Sécurité nationale israélien
Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale et allié d’extrême droite de Benyamin Nétanyahou, a jugé que cet accord de cessez-le-feu au Liban serait une «grosse erreur». Un tel projet est en cours de concrétisation mais selon lui, cela serait «une occasion historique manquée d’éradiquer le Hezbollah.» Et de marteler : «Comme je l’avais déjà prévenu à Gaza, je préviens maintenant également Monsieur le Premier ministre. Il n’est pas trop tard pour mettre un terme à cet accord ! Il faut continuer jusqu’à la victoire absolue !»
12 morts à Tyr dans le sud du Liban
L’armée israélienne a mené ce lundi des bombardements dans la région de Tyr, dans le sud du Liban, où 12 personnes ont été tuées et huit blessées dans deux frappes distinctes, selon le ministère libanais de la Santé. Cet après-midi, une frappe a en outre visé «un complexe résidentiel» dans une localité à majorité druze, Choueifat, proche de Beyrouth, selon l’Agence nationale d’information. Des raids ont également visé la plaine de la Bekaa frontalière de la Syrie dans l’est du pays, selon la même source.
Reportage
Pluie de frappes sur la banlieue sud de Beyrouth
De nouveaux bombardements ont visé pour la troisième fois ce lundi la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du Hezbollah, après des ordres d’évacuation de l’armée israélienne. L’Agence nationale d’information a fait état d’une «très violente frappe contre un immeuble» de la banlieue sud dans l’après-midi, l’explosion étant clairement entendue dans la capitale. Des colonnes de fumée se sont élevées des secteurs visés en matinée dans la banlieue sud, selon les images de l’AFP. Le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, avait prévenu sur X que des secteurs de la banlieue sud allaient être visés, appelant les habitants à évacuer. Depuis que les frappes ont démarré de manière intensive il y a deux mois, une grande partie des habitants de cette zone aux portes de Beyrouth a déserté.
L’armée israélienne a par la suite affirmé avoir frappé en une heure environ 25 cibles liées au mouvement islamiste Hezbollah dans les environs de Beyrouth et plusieurs autres endroits au Liban. «Parmi les cibles frappées figuraient des centres de commandement du Conseil exécutif [du mouvement, ndlr], ainsi que des centres de collecte et de contrôle du renseignement, où se trouvaient des commandants et des agents du Hezbollah», a indiqué l’armée dans un communiqué, mentionnant des frappes à Nabatieh, Baalbek ou encore la plaine de la Bekaa.
La mort de trois journalistes au Liban est un «crime de guerre apparent», selon Human Rights Watch
L’ONG de défense des droits de l’Homme a qualifié, ce lundi, de «crime de guerre apparent» la frappe israélienne ayant tué trois journalistes au Liban le mois dernier, ajoutant qu’une bombe équipée d’un kit de guidage de fabrication américaine avait été utilisée. La frappe, survenue le 25 octobre, a visé un complexe touristique à Hasbaya où séjournaient une douzaine de journalistes travaillant pour des médias libanais et arabes. L’armée israélienne a indiqué que l’attaque visait des combattants du Hezbollah. Human Rights Watch estime qu’elle constitue «très vraisemblablement une attaque délibérée contre des civils, et donc un crime de guerre apparent». Selon l’ONG, «l’armée israélienne savait ou aurait dû savoir que des journalistes séjournaient dans la zone, et plus particulièrement dans le bâtiment ciblé».
Reportage
Le Liban condamne les attaques contre la Finul
Beyrouth a condamné ce lundi 25 novembre les attaques ayant visé la mission de maintien de la paix des Nations unies (Finul), notamment le tir de roquette de la semaine dernière qui a blessé légèrement quatre soldats italiens. La Finul, composée de 10 000 hommes, surveille les hostilités le long de la frontière entre Israël et le Liban, une zone touchée par de violents affrontements entre le Hezbollah et les forces israéliennes. Les soldats de la Finul ont subi plusieurs attaques, provenant des deux côtés, depuis le début de l’offensive terrestre d’Israël à la fin du mois de septembre. «Le Liban condamne fermement toute attaque contre la Finul et appelle toutes les parties à respecter la sécurité des troupes et de leurs locaux», a déclaré le ministre libanais des Affaires étrangères, Abdallah Bou Habib en marge du G7 à Anagni, au sud-est de Rome. Alors que l’homme d’Etat libanais condamner également «les récentes attaques contre le contingent italien» et déplorait ces «hostilités injustifiées», l’Italie s’est exprimée accusant le Hezbollah d’être probablement responsable de l’attaque perpétrée contre ses troupes au sein de la Finul
Et la Finul s’inquiète des attaques contre l’armée libanaise
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a exprimé ce lundi sa «profonde inquiétude» à la suite des attaques imputées à Israël contre l’armée libanaise dans le sud du Liban. Dans un communiqué, la Finul a souligné que «l’armée a rapporté une série de frappes israéliennes au cours des récentes semaines». Selon l’armée, 19 militaires ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions depuis le début des violences.
Reportage
Deux Palestiniens, dont un adolescent, ont été tués en Cisjordanie
L’Autorité palestinienne a rapporté que deux Palestiniens avaient perdu la vie lors d’un raid de l’armée israélienne dans le nord de la Cisjordanie occupée. Des tirs palestiniens auraient répliqué. Tsahal est rentré dans un village de Ya’bad, au sud-ouest de Jénine, et des affrontements ont éclaté. Des soldats israéliens ont tiré à balles réelles, selon l’agence officielle palestinienne Wafa. Mohammed Rabie Hamarsheh, 13 ans, et Ahmed Mahmoud Zaid, 20 ans, ont été tués, relate le ministère palestinien de la Santé. De son côté, une source militaire israélienne a signalé que lors «d’une opération antiterroriste dans la zone de Ya’bad, deux terroristes ont lancé des explosifs sur des soldats. Les soldats ont répondu par des tirs qui ont touché leurs cibles».
Près de 45 000 morts à Gaza
Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza a annoncé, ce lundi, un nouveau bilan de 44 235 morts dans le territoire palestinien depuis le début de la guerre avec Israël il y a plus d’un an. Au moins 24 personnes ont été tuées ces dernières 24 heures, a-t-il indiqué dans un communiqué, ajoutant que 104 638 personnes avaient été blessées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.
Le corps du rabbin tué aux Emirats en cours de rapatriement vers Israël
Le corps du rabbin israélo-moldave retrouvé tué aux Emirats arabes unis est en cours de rapatriement vers Israël, où il sera inhumé, a annoncé ce lundi l’organisation israélienne Zaka, chargée de secourir et collecter les restes des morts. Les funérailles auront lieu ce lundi vers 22 heures (heure française) sur le mont des Oliviers à Jérusalem-Est, secteur de la Ville sainte occupé et annexé par Israël depuis 1967, a précisé Habad Loubavitch, le mouvement hassidique ultraorthodoxe pour lequel le rabbin Tzvi Kogan œuvrait. Plus tôt dans la journée, les Emirats arabes unis ont annoncé avoir trouvé «l’identité des trois personnes qui ont perpétré le meurtre», précisant qu’ils étaient Ouzbeks, et âgés de 28 et 33 ans.




