Des réunions à Washington sur d’éventuelles frappes
Le Maison Blanche accueille ces jours-ci des hauts responsables de la défense et des services de renseignement israéliens et saoudiens pour des discussions sur l’Iran, alors que Donald Trump envisage des frappes militaires, rapportent ce jeudi plusieurs sources à Axios. Selon ce média américain, «les Israéliens se sont rendus à Washington pour partager des renseignements sur des cibles potentielles en Iran», tandis que les Saoudiens «sont très préoccupés par une éventuelle guerre régionale et tentent de contribuer à trouver une solution diplomatique».
L’armée iranienne se renforce avec 1 000 drones
Les régiments de combat ont été dotés de «1 000 drones stratégiques» fabriqués par «l’armée en coopération avec le ministère de la Défense, conformément aux nouvelles menaces et aux enseignements tirés de la guerre de 12 jours» avec Israël en juin, a relaté ce jeudi la télévision d’Etat iranienne. Face aux «menaces auxquelles nous sommes confrontées», l’armée a pour «priorité de renforcer ses atouts stratégiques en vue d’une riposte rapide et écrasante à toute invasion et attaque», a exposé le général iranien Amir Hatami, en parallèle de l’annonce de ce millier de drones.
Escalade
L’Iran va mener des exercices militaires dans le détroit d’Ormuz
Les forces navales du corps des Gardiens de la révolution islamique iranien va mener des exercices de tir réel dans le détroit d’Ormuz, dimanche 1er et lundi 2 février, a rapporté ce jeudi la chaîne de télévision Press TV, qui relaye les informations du régime.
Ce passage maritime stratégique dans le golfe Persique est la voie d’exportation de pétrole la plus importante au monde, reliant les plus grands producteurs de pétrole du Golfe, tels que l’Arabie saoudite, l’Iran, l’Irak et les Émirats arabes unis, au golfe d’Oman et à la mer d’Oman.
L’UE accentue ses sanctions sur les Gardiens de la Révolution et les autorités iraniennes
Les Vingt-sept ont annoncé ce jeudi avoir sanctionné plusieurs hauts responsables iraniens, dont le ministre de l’Intérieur et des dirigeants des Gardiens de la révolution, à la suite de la répression meurtrière des manifestations en Iran ces dernières semaines. En outre, l’UE a trouvé un accord pour ajouter le bras armé du régime à sa liste des organisations terroristes. ««La répression ne peut rester sans réponse», a souligné la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas. La France a annoncé mercredi qu’elle soutenait cette décision.
Analyse
La Turquie offre sa médiation à l’Iran, mais prépare sa frontière
Alors qu’Erdogan a tenté de dissuader Trump de frapper l’Iran, Ankara propose de jouer les entremetteurs entre Téhéran et Washington, font part jeudi des responsables turcs. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, est attendu vendredi en Turquie. Le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, qui s’est déjà entretenu mercredi avec son homologue iranien, «réitérera l’opposition de la Turquie à toute intervention militaire contre l’Iran», a déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat.




