Ce mercredi 13 décembre dans la soirée, des tirs retentissaient dans le camp de réfugiés de Jénine. L’opération en cours avait commencé la veille au matin. Il était 3 h 55 mardi quand les premières jeeps israéliennes ont été remarquées, entrant dans la ville de Cisjordanie occupée, par le nord. Le cortège n’a eu que 5 kilomètres à parcourir pour y arriver depuis Israël, de l’autre côté du checkpoint de Jalameh, hermétiquement fermé depuis le 7 octobre. Bientôt ce sont des dizaines de véhicules blindés qui ont investi le centre de la ville.
Les forces israéliennes se sont dirigées vers les trois hôpitaux de la ville. Asiles presque inviolables par le passé, ils ont acquis, depuis quelques semaines, une valeur stratégique aux yeux de Tsahal, comme en miroir avec Gaza, si loin et si proche. Les bulldozers se sont frayé un chemin vers le camp de réfugiés, cible habituelle de ces raids qui sont devenus presque quotidiens. Il y a eu une frappe de drone, ciblée, qui a fait quatre morts. Enfin, les forces israéliennes se sont déployées dans le camp et les échanges de tirs ont commencé.
«On ne sait plus quand ils vont partir»
Mercredi soir, ils n’avaient toujours pas cessé. «Au début, ils venaient dans le camp trois heures, et après, c’était une moitié de la nuit, après une jour




