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Se sentant «abandonnés» par leur gouvernement, deux Britanniques détenus en Iran entament une grève de la faim

Arrêtés en janvier lors d’un tour du monde à moto, Craig et Lindsay Foreman sont accusés d’espionnage par Téhéran.

Photo non datée de Lindsay et Craig Foreman. Depuis son arrestation, les deux époux sont dans des prisons séparées. (Family handout via Foreign, Commonweatlh & Development Office (FCDO) /AFP)
Publié le 13/11/2025 à 19h32

Un «acte désespéré». Craig et Lindsay Foreman, deux Britanniques détenus en Iran depuis janvier sur des accusations d’espionnage, ont entamé une grève de la faim, ont annoncé leurs proches ce jeudi.

Le couple effectuait un tour du monde à moto lorsqu’il a été arrêté en janvier à Kerman, dans le centre de l’Iran. Les autorités iraniennes accusent les deux quinquagénaires d’être entrés en Iran en prétendant être des touristes pour en réalité recueillir des informations au bénéfice de services de renseignements étrangers. «Ils entament une grève de la faim pour attirer l’attention sur leur cas, a déclaré Joe Bennett, le fils de Lindsay Foreman, cité dans un communiqué publié par le groupe de soutien créé par des proches du couple. Ils sont épuisés, effrayés et se sentent abandonnés.»

«Système défaillant»

La famille, qui n’a pu leur parler pour la première fois qu’au début du mois d’août, s’est dite de plus en plus frustrée par la gestion de leur dossier par les autorités iraniennes et par le manque de soutien du gouvernement britannique. Selon le communiqué, les deux époux ne seraient pas ensemble en prison. «Ils avaient reçu la promesse de pouvoir se voir, mais cela ne s’est jamais produit. Tous deux ont enduré des conditions inhumaines, de longues périodes sans contact et des reports répétés dans le traitement de leur dossier», précise le texte. La famille du couple a toujours rejeté les accusations d’espionnage, déplorant le manque de transparence autour de la procédure.

Cette prise de parole de la famille intervient après la tenue d’une audition parlementaire consacrée aux détentions arbitraires de Britanniques. «J’ai entendu des témoignages de familles implorant [le gouvernement] d’agir pendant que leurs proches disparaissent dans un vide diplomatique. Le système n’est pas seulement lent, il est défaillant», a accusé Joe Bennett.

Sollicité par l’AFP, un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères a déclaré que Londres continuait de «soulever ce dossier auprès des autorités iraniennes», affirmant être également en «contact étroit» avec la famille du couple.

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