Il y a plus de huit ans, lorsque Obeida Dabbagh s’est rendu pour la première fois devant les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH) à Paris, il «n’y croyait pas». Il ne pensait pas que les responsables de la mort de son frère Mazzen et de son neveu Patrick, deux Franco-Syriens arrêtés en novembre 2013 à Damas, seraient un jour traduits en justice. Il n’espérait pas que des hauts dignitaires du régime de Bachar al-Assad puissent être mis en cause, jusqu’à être jugés devant un tribunal français. «J’avais vu en 2015 qu’il y avait une opportunité alors j’avais foncé, mais sans espoir d’aboutir, explique-t-il. J’y ai cru petit à petit, au fur et à mesure que la procédure progressait. Je n’ai jamais cessé de penser à Mazzen et à Patrick durant toutes ces années mais là, je peux désormais espérer une forme de reconnaissance posthume, pour eux, mais aussi pour les centaines de milliers de Syriens torturés et assassinés par le régime de Bachar al-Assad.»
Justice
Syrie : à Paris, un procès historique pour les morts et disparus d’Al-Assad
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Accusés de complicité de crimes contre l’humanité et de délits de guerre, les trois dignitaires sont jugés en leur absence à partir de mardi après la mort en détention de deux Franco-Syriens, Mazzen Dabbagh et son fils Patrick, arrêtés en 2013 à Damas.
Des photos de la famille Dabbagh. Au centre, un portrait de Mazzen et son fils Patrick, arrêtés par le renseignement syrien et morts en détention. (Cyril ZANNETTACCI/VU' pour Libération)
ParLuc Mathieu
Publié le 20/05/2024 à 18h39
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