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Syrie : le Parquet national antiterroriste a enterré pendant plus de dix-huit mois des mandats d’arrêt contre Bachar al-Assad et son frère Maher

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Accusés par la justice française de complicité de crimes contre l’humanité et crimes de guerre pour leur implication dans des bombardements chimiques en 2013, l’ex-dictateur syrien et son frère sont visés par des mandats d’arrêt qui n’avaient pas été diffusés au niveau européen, jusqu’à au moins juin dernier.

Bachar al-Assad et Vladimir Poutine, à Moscou, le 24 juillet 2024. (Valery Sharifulin/AFP)
Publié le 18/11/2025 à 12h25

La procédure, d’ordinaire, est simple. Quand des juges d’instruction émettent des mandats d’arrêt, le parquet les diffuse. Sauf, selon nos informations, quand il s’agit de l’ex-président syrien Bachar al-Assad, de son frère Maher et de deux caciques du régime défait en décembre 2024.

Contre toute attente et toute pratique, et à la surprise d’une dizaine d’avocats, magistrats et professeurs de droit international interrogés par Libération, le Parquet national antiterroriste (Pnat) a bloqué au moins jusqu’à juin 2025 la diffusion internationale des mandats d’arrêt contre Bachar et Maher al-Assad qui avaient été ordonnés par des juges du pôle crimes contre l’humanité du tribunal judiciaire de Paris.

«Ça n’a aucun sens»

Les charges n’étaient pas anodines : complic

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