C’est devenu une habitude, un rendez-vous annuel aux conséquences potentiellement catastrophiques. Comme l’an dernier à la même période, le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) doit se réunir jeudi pour renouveler la résolution, en vigueur depuis 2014, qui permet d’acheminer l’aide humanitaire en Syrie via la Turquie et l’Irak. Et comme l’an dernier, la Russie, alliée du régime de Bachar al-Assad, s’y oppose, contre l’avis des autres pays membres. Si elle use de son droit de véto, le dernier point de passage encore ouvert, celui de Bab al-Hawa, à la frontière turco-syrienne, sera fermé à partir de dimanche aux convois des agences humanitaires de l’ONU.
Environ 3 millions d’habitants d’Idlib, sur une population de 4,5 millions, dépendent directement de cette aide pour survivre. Cette province du Nord-Ouest, la dernière à être contrôlée par l’opposition, le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham, a accueilli au fil du conflit des centaines de milliers de déplacés venus d’autres régions pour fuir les combats et les bombardements. Ils viv




