Aucune apparition publique, aucune déclaration, aucune photo. Depuis son exil à Moscou, où il a fui avec sa famille en décembre 2024 à l’heure où Damas tombait aux mains des forces rebelles, Bachar al-Assad se fait fort discret. Après un quart de siècle de régime autoritaire, marqué par la répression et la torture, l’ancien président syrien a trouvé refuge chez son allié russe, dont le soutien militaire et diplomatique, avec celui de Téhéran, lui avait permis de se maintenir au pouvoir après le soulèvement de 2011 et la guerre civile qui avait suivi.
Le dictateur déchu vivrait aujourd’hui dans un appartement de luxe du quartier d’affaires Moskva-City, sous haute sécurité et avec des déplacements restreints, selon une enquête publiée mi-octobre par Die Zeit intitulée «Le boucher silencieux», reprenant le surnom donné à Assad pour son règne brutal. Son mutisme, lui, est une condition imposée par le Kremlin : l’ex-dirigeant ne doit avoir aucune activité politique et ne pas s’exprimer dans les médias. En échange, il offre l’asile à la famille Assad pour «des raisons purement humanitaires, afin d’éviter une répétition du scénario de vengeance qui s’est abattu sur Kadhafi en Libye», avait affirmé en octobre le ministre russe des Affaires étrangè




