«Javid chah», «longue vie au chah» : ce slogan autrefois impensable résonne dans les rues iraniennes depuis le début de la vague de manifestations qui s’intensifie depuis douze jours. Un appel que Reza Pahlavi, héritier de l’empereur destitué en 1979, n’a pas manqué d’entendre : mercredi 7 janvier, via un message vidéo diffusé sur les réseaux sociaux, il a appelé les Iraniens à descendre dans les rues jeudi 8 janvier et vendredi 9 janvier à 20 heures, ou à exprimer leur mécontentement via des cris depuis leur fenêtre.
Considère-t-il que son heure est venue ? En juin, alors qu’Israël attaquait l’Iran, le fils aîné de Mohammad Reza Pahlavi, le chah d’Iran forcé de quitter son pays en 1979,




