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Guerre à Gaza : Nétanyahou accepte le plan de Trump, avertit qu’Israël «achèvera le travail» si le Hamas rejette l’accord

La Maison Blanche a publié lundi 29 septembre un plan en 20 étapes, avant un point presse avec le Premier ministre israélien. Le Hamas doit encore l’accepter.

Benyamin Nétanyahou et Donald Trump le 29 septembre à la Maison Blanche (Jim Watson/AFP)
Publié le 29/09/2025 à 16h59, mis à jour le 29/09/2025 à 22h32

En résumé

  • Le président américain a publié lundi 29 septembre, jour de la visite diplomatique de Benyamin Nétanyahou, un plan de paix pour Gaza en 20 points.
  • Le plan prévoit que «la guerre s’arrêtera immédiatement», et inclut la libération de tous les otages dans les 72 heures suivant l’accord des deux parties, à savoir Israël et le Hamas.
  • Le plan inclut également une éviction totale du Hamas de la gouvernance de la bande de Gaza, «directement ou indirectement».
Le 29/09 à 22H32

Macron «salue l'engagement» de Trump «pour mettre fin à la guerre» et faire libérer les otages

Emmanuel Macron a réagi au plan proposé par Donald Trump et validé par Benyamin Nétanyahou. «Je souhaite qu’Israël s’engage résolument sur cette base. Le Hamas n’a pas d’autre choix que de libérer immédiatement tous les otages et suivre ce plan», a écrit le président français sur X. «Ces éléments doivent permettre une discussion approfondie avec tous les partenaires concernés pour construire une paix durable dans la région», a ajouté Emmanuel Macron, promettant que la France serait «vigilante aux engagements de chacune des parties».

Le 29/09 à 22H24

Tony Blair revient aux affaires

L’ancien Premier ministre britannique devrait prendre la tête, sous la supervisation de Donald Trump, de l’autorité de transition prévue par le plan de paix américain pour diriger Gaza. Plan jugé «audacieux et intelligent» par Tony Blair, qui «offre la meilleure chance de mettre fin à deux années de guerre». Tony Blair n’est pas un inconnu au Moyen-Orient. Après avoir quitté le 10 Downing Street en 1997, il était devenu envoyé spécial dans la région d’un quartet composé des Etats-Unis, de la Russie, de l’UE et de l’ONU. Et ce, jusqu’en 2015, sans briller par ses résultats. Il a participé à moult discussions avec l’administration Trump sur l’avenir de Gaza, et même sur le projet de Riviera. Il a longtemps été mal vu dans la région en raison de son soutien à l’intervention américaine en Irak en 2003.

Le 29/09 à 22H14

Les médiateurs qatari et égyptien ont remis le plan de Trump au Hamas

Ca y est, dans l’attente du fameux plan décliné par Donald Trump à la Maison Blanche, les dirigeants du Hamas ont reçu ce dernier, de la part du Qatar et de l’Egypte. Le Premier ministre du Qatar, cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, et le chef des services de renseignement égyptiens, Hassan Mahmoud Rashad, «viennent de rencontrer les négociateurs du Hamas et leur ont présenté le plan […] Les négociateurs du Hamas ont déclaré qu’ils allaient l’examiner de bonne foi et y donner une réponse», a affirmé une source sous couvert d’anonymat citée par l’AFP.

Le 29/09 à 22H02

Le Hamas attend le plan

Dans un communiqué, le Hamas a déclaré n’avoir pas encore reçu le plan de Donald Trump pour Gaza.

Le 29/09 à 22H00

Accord sur Gaza : leurre de la paix ?

En recevant lundi 29 septembre Benyamin Nétanyahou à la Maison Blanche pour le forcer à accepter un accord de paix en 20 points pour le Moyen-Orient, le président américain Donald Trump avait pris un risque énorme et s’était mis dans une situation de faiblesse. Car seul un des deux leaders, pourtant copains d’avant, avait intérêt à ce que leur rencontre débouche sur un plan concret – et ce n’était pas le Premier ministre israélien. Et pourtant, on pouvait avoir l’impression lundi soir – «un des jours historiques les plus importants de l’histoire», dixit Trump – que ce plan avait été approuvé et que bien au-delà de Gaza, le président américain avait réussi à imposer aux Israéliens un accord pour la «paix éternelle» entre Israël et la Palestine. L’édito de Dov Alfon

Le 29/09 à 21H59

Le sort de la Cisjordanie au cœur d’une vaste hypocrisie

La délégation est partie samedi 27 septembre après le Shabbat : une dizaine de personnes, le gratin de l’establishment des colonies israéliennes en Cisjordanie, sous l’égide du conseil représentatif de Yesha, s’est mis en route pour New York «dans le but de soutenir notre Premier ministre [Benyamin Nétanyahou, ndlr] et lui faire entendre la voix de Judée-Samarie». L’heure est grave : Donald Trump insiste sur le fait qu’Israël n’annexera pas la Cisjordanie occupée par l’Etat hébreu depuis 1967. Or c’est précisément la revendication principale des colons, le but de leur existence, renforcé depuis le 7 Octobre par un argument sécuritaire qui n’a jamais fait autant consensus dans l’Etat hébreu. Par Nicolas Rouger, correspondant à Tel Aviv.

Le 29/09 à 21H58

Trump déplie sa feuille de route en 20 points

Son discours devant l’assemblée générale des Nations unies avait enfreint toutes les règles de bienséance diplomatique la semaine dernière. Sur l’échelle de Richter des usages internationaux, Donald Trump a encore franchi un niveau. Coup de bluff, coup de force ou égocentrisme traditionnel, le président des Etats-Unis a publié lundi après-midi son plan en 20 points pour Gaza sans attendre la conférence de presse qu’il devait tenir avec son hôte du jour, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Sans lui laisser le loisir de donner son avis ou son accord en direct. L’analyse de Philippe Coste

Le 29/09 à 21H47

Libé, demain.

Le 29/09 à 21H34

Trump et Nétanyahou esquivent les questions des journalistes

Les deux dirigeants ont décidé de refuser la partie de la conférence de presse réservée aux questions. Que Donald Trump justifie ainsi : «Je pense que pendant que nous attendons que ces documents soient signés et que tout le monde se mette d’accord, il n’est peut-être pas vraiment approprié de répondre aux questions.»

Le 29/09 à 21H28

L'Autorité palestinienne n'a «aucun rôle à jouer» à Gaza sans un changement « radical », assène Nétanyahou

«Gaza aura une administration civile et pacifique qui ne sera dirigée ni par le Hamas ni par l’Autorité palestinienne», a bien insisté Benyamin Nétanyahou lors d’une conférence de presse aux côtés du président américain. «S’agissant de l’Autorité palestinienne, j’apprécie votre position solide selon laquelle elle ne pourra avoir absolument aucun rôle à Gaza sans passer par une transformation véritable et radicale et bien réelle», a ajouté Nétanyahou à l’adresse de Trump.

Le 29/09 à 21H20

Soulagement chez les familles d'otages

Dans un communiqué, l’association du Forum des familles d’otages a qualifié le plan Trump pour Gaza d’«historique». Ils ont par ailleurs appelé à mettre «une pression maximale» sur le Hamas pour qu’il accepte le plan Trump. Plus tôt dans la journée, ces mêmes proches s’étaient réunies à Tel Aviv, scandant des slogans appelant à la mise en place d’un accord. «Maintenant, maintenant !». «Nous vous demandons respectueusement de rester ferme face à toute tentative de saboter l’accord que vous avez proposé», avait notamment écrit le Forum des familles, la principale organisation représentant les proches des captifs.

Le 29/09 à 21H12

Nétanyahou accepte le plan, avertit qu'Israël «achèvera le travail» si le Hamas rejette l'accord

Invité à s’exprimer à son tour après la prise de parole de Donald Trump, Benyamin Nétanyahou a d’abord dit qu’il soutenait le «plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza […] qui permet d’atteindre nos objectifs de guerre». Il s’est ensuite fait menaçant en cas de refus du plan par le Hamas. Le dirigeant israélien «achèvera le travail» si le Hamas rejetait l’accord. «Cela peut se faire de manière douce ou de manière dure», déclare Nétanyahou. «Si le Hamas rejette votre plan, Monsieur le Président, ou s’il l’accepte en apparence mais fait ensuite tout pour le contrecarrer, alors Israël achèvera le travail par ses propres moyens», met en garde Nétanyahou.

Le 29/09 à 21H07

Les Palestiniens «devront prendre leurs responsabilités», prévient Trump

Tout attaché à la réussite de son plan, peu importe sa réception par la population palestinienne, le président américain s’est fait insistant, pour ne pas dire menaçant, depuis la Maison Blanche. «Je les mets au défi d’accepter la responsabilité de leur destin» en acceptant ce plan de paix dont il assure qu’il va créer les conditions pour une sécurité durable pour Israël. «Il y a beaucoup de Palestiniens qui désirent vivre en paix. Je les invite à prendre leur destin en main, c’est ce que nous leur donnons». «Si l’Autorité palestinienne ne concrétise pas les réformes que je propose… ils n’auront qu’eux à blâmer».

Le 29/09 à 21H01

L'appel téléphonique entre Israël et le Qatar, une «discussion productive et sincère» selon Trump

Trump est revenu sur la conversation téléphonique trilatérale que les deux dirigeants ont eue avec le Premier ministre qatari, Mohammed ben Abderrahmane Al Thani, peu de temps avant leur prise de parole. Appel à l’issue duquel ils ont, selon le dirigeant américain, convenu de mettre en place un «mécanisme trilatéral pour la sécurité». «Ils ont vraiment eu une conversation sincère», déclare Trump. «Je pense que c’était une excellente conversation. Elle a été productive. Elle réunissait tous les éléments nécessaires pour que quelque chose aboutisse», ajoute-t-il.

Le 29/09 à 20H50

Trump toujours autant opposé à un Etat palestinien

Le républicain poursuit son discours, s’en prenant aux pays qui ont «bêtement» reconnu l’Etat palestinien, reprenant à son compte l’opposition de nouveau exprimée par Benyamin Nétanyahou.

Le 29/09 à 20H48

Un retrait par étapes pour Israël

«Le plan prévoit un bureau pour la paix», en l’occurrence une structure internationale qu’il présidera avec des leaders d’autres pays. Parmi eux, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair. «Les leaders du monde arabe et Israël, ainsi que toutes les parties impliquées m’ont demandé de le faire», justifie-t-il. Ce bureau aura pour mission de superviser le déroulement du plan de paix. Parmi les points évoqués par le président américain, le retrait de l’armée israélienne du territoire gazaoui, qui se fera «par étapes».

Le 29/09 à 20H43

Trump pense qu'il aura une réponse positive du Hamas

Le plan, qui prévoit que le Hamas sera tenu éloigné du pouvoir à Gaza, sera-t-il accepté par le mouvement islamiste qui dirige l’enclave ? Donald Trump le pense, assurant avoir entendu «que le Hamas souhaite que l’accord de paix soit concrétisé» et estimant qu’il aura «une réponse positive» de la part du groupe politique à l’origine des massacres du 7-Octobre. Menaçant, il poursuit : si le Hamas en venait à refuser le plan, Israël aurait «le droit» et un soutien américain total «pour finir le boulot de la destruction de cette menace».

Le 29/09 à 20H34

«Nous sommes plus près que jamais d'un accord», assure Trump

Prenant la parole aux côtés de Benyamin Nétanyahou, le président américain assure que nous sommes «plus près que jamais d’un accord». «C’est un grand, grand jour, un beau jour, potentiellement l’un des plus grands jours de notre civilisation.» Lors du point presse, il a «remercié» Benyamin Nétanyahou d’avoir «accepté» son plan pour Gaza. Selon le locataire de la Maison Blanche, le plan prévoit que «les pays du monde arabo-musulman s’engagent à démilitariser Gaza».

Le 29/09 à 20H32

Un plan en 20 points

«La guerre va s’arrêter immédiatement», a assuré la présidence américaine, qui prévoit notamment la libération des otages d’un côté et la libération de 250 prisonniers palestiniens à perpétuité ainsi que 1 700 Gazaouis arrêtés et emprisonnés depuis le début des opérations de représailles après le 7 Octobre. Cette libération aura lieu dans les 72 heures à partir du moment où le Hamas aura donné son accord au plan de paix.

Le 29/09 à 20H31

Enfin la paix ?

La Maison Blanche a publié lundi 29 septembre un plan en 20 points pour la fin de la guerre que mène Israël à Gaza.

Début du live : le 29/09/2025 à 16:59

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