«Nous allons expulser, tuer et éliminer tous les gens de l’Unrwa.» Aryeh King, maire adjoint et colon de Jérusalem, jubilait, mardi 20 janvier, dans le quartier général de l’agence onusienne chargée des réfugiés palestiniens à Cheikh Jarrah, au nord de la Vieille Ville. Sur les vidéos publiées en direct sur les réseaux sociaux, il fêtait avec le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, la concrétisation de l’interdiction parlementaire israélienne de l’Unrwa.
Les autorités ont aussi fermé un centre médical vieux de soixante-dix ans, et annoncé une coupure de l’eau et de l’électricité dans une quinzaine d’autres institutions à Jérusalem. L’agence, fondée en 1949, soutient la majorité des habitants de Gaza et près d’un million de Palestiniens en Cisjordanie. La déclaration de King n’est que l’écho de la rhétorique officielle, qui surnomme l’agence «Unrwa-Hamas» et maintient qu’elle est infiltrée par les factions palestiniennes, une accusation rejetée par l’ONU.




