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«Un signe que l’humanité est toujours là» : Adèle Haenel rejoint la flottille pour Gaza

Un nouveau convoi de «plusieurs dizaines» de navires doit prendre la mer dimanche 7 septembre depuis Tunis. La comédienne engagée y côtoiera notamment Greta Thunberg et trois élus français de LFI.

Adele Haenel à Cannes, le 19 mai 2019. (Aurore Marechal/ABACA)
Publié le 05/09/2025 à 12h05

Adèle Haenel engage un nouveau combat. L’actrice française a annoncé ce vendredi 5 septembre qu’elle embarquera pour la bande de Gaza depuis Tunis à bord de la flottille Global Sumud Flotilla. La comédienne et militante entend ainsi envoyer aux Palestiniens du territoire assiégé par l’armée israélienne «un signe que l’humanité est toujours là», «dans ce moment dramatique de l’histoire», a-t-elle expliqué à l’AFP.

Le départ du convoi tunisien de «plusieurs dizaines de bateaux» devrait avoir lieu dimanche 7 septembre. Initialement prévu pour jeudi dernier, il a été reporté en raison des conditions météorologiques et du retard pris par la flottille partie de Barcelone, que les militants de Tunisie doivent rejoindre en mer.

«Unis par la volonté d’agir pacifiquement»

«Notre but est d’apporter de la nourriture et des médicaments à la population de Gaza qui est en proie […] à une famine délibérément orchestrée par le gouvernement israélien», a dénoncé Adèle Haenel. Arrivée dimanche soir à Tunis, l’actrice a participé à deux jours de formation sur la navigation, la non-violence et la gestion du stress pour se préparer à l’opération. «Nous sommes unis par la volonté d’agir pacifiquement pour ouvrir un corridor humanitaire et briser le blocus illégal imposé par l’Etat israélien à Gaza», a encore souligné l’actrice.

La comédienne, consacrée par le film Portrait de la jeune fille en feu, est notamment connue pour avoir quitté en 2020 la 45e cérémonie des César avec fracas, indignée par le sacre de Roman Polanski, accusé de viols et d’agressions sexuelles par plusieurs femmes. Depuis, Adèle Haenel est en retrait du cinéma.

Parmi les militants, venus de plus de quarante pays, présents sur les bateaux de la flottille, figure aussi la militante écologiste suédoise Greta Thunberg - déjà partie à bord du voilier Madeleen d’une autre flottille, la Freedom Flotilla Coalition (FFC), en juin dernier.

Trois élus français, appartenant à La France insoumise, seront aussi à bord du convoi global : l’eurodéputée Emma Fourreau, déjà présente sur le Handala de la FFC, ainsi que les députés Marie Mesmeur et Thomas Portes. «Nous avons contacté tous les partis politiques, sauf le RN, pour proposer d’embarquer avec nous, et il n’y a que LFI qui a répondu», explique à Libération Florence Heskia, porte-parole de la délégation française.

Gage de sécurité

Au total, plus d’une centaine de personnes devraient embarquer dimanche en Tunisie dans les navires de la Global Sumud Flotilla - «sumud» signifie «résilience» en arabe. La présence de personnalité publiques à bord est gage de sécurité pour l’équipage, qui risque très certainement d’être arrêté par les forces armées israéliennes avant d’arriver sur les côtes palestiniennes.

Les organisateurs de l’initiative ont prévu d’atteindre Gaza à la mi-septembre afin d’y acheminer de l’aide humanitaire, après deux tentatives d’une autre flottille, la Freedom Flotilla Coalition, bloquées par Israël en juin et juillet.

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