La rédaction de Libération résume les principales actualités du jour sur le mouvement de contestation qui secoue l’Iran. Lire l’essentiel des actus de jeudi ici.
Poutine s’est entretenu avec les dirigeants iranien et israélien
Vladimir Poutine s’est entretenu ce vendredi séparément par téléphone avec son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, et le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a annoncé le Kremlin, affirmant chercher à réduire les tensions autour de l’Iran, un partenaire clé de Moscou. La présidence russe affirme que Massoud Pezeshkian a promis des «mesures actives» prises par les autorités iraniennes «pour normaliser la situation dans le pays». Les deux dirigeants ont confirmé leur volonté mutuelle de renforcer le «partenariat stratégique russo-iranien» et de poursuivre la réalisation de «projets économiques communs». Il s’agit du premier commentaire public de Vladimir Poutine sur la situation en Iran. De son côté, Massoud Pezeshkian a remercié son homologue pour «la position de la Russie», ajoutant que «le rôle et l’implication directe des Etats-Unis et du régime sioniste dans les événements récents en Iran ne faisaient pas de doute». Dans un communiqué relatant l’appel entre Vladimir Poutine et Benyamin Nétanyahou, le Kremlin a aussi affirmé que Moscou était prêt à «promouvoir un dialogue constructif avec la participation de tous les Etats intéressés».
Une Franco-Iranienne blessée dans les manifestations
Une ressortissante Franco-Iranienne a été blessée en Iran, a annoncé ce vendredi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sans plus de détails sur le degré des blessures dont elle souffre. «Elle est aujourd’hui prise en charge et nous suivons attentivement sa situation», a précisé le ministre, expliquant que la France avait «pris contact avec chacun du millier de ressortissants français qui sont inscrits sur le registre de l’ambassade à Téhéran» et «réussi à joindre un grand nombre d’entre eux».
Jusqu’à 20 000 personnes arrêtées selon l’ONG Iran Human Rights
Dans un nouveau bilan, l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, fait état de jusqu’à 20 000 personnes arrêtées lors des manifestations en Iran. Un chiffre bien plus important que celui avancé par l’agence de presse iranienne Tasnim ce vendredi. Selon cette dernière, qui cite des responsables de la sécurité, quelque 3 000 personnes ont été arrêtées. Parmi eux figuraient, toujours d’après Tasnim, «des individus armés et des émeutiers» ainsi que «des membres d’organisations terroristes».
Le fils de l’ancien chah d’Iran dit que le pouvoir finira par «tomber»
Le fils de l’ancien chah d’Iran a déclaré ce vendredi qu’il était convaincu que le régime des mollahs allait tomber face aux manifestations de masse et a appelé à une intervention «ciblant» les Gardiens de la révolution. «La République islamique va tomber, ce n’est pas une question de si, mais de quand», a affirmé Reza Pahlavi lors d’une conférence de presse à Washington, ajoutant qu’il «retournera» en Iran.
Procès de Mahdieh Esfandiari : quatre ans de prison dont trois avec sursis requis contre l’Iranienne
Une peine de quatre ans de prison dont trois avec sursis a été requise ce vendredi à Paris contre l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, jugée notamment pour apologie du terrorisme et possible monnaie d’échange avec Téhéran contre les otages Cécile Kohler et Jacques Paris. Le parquet a aussi requis une interdiction définitive du territoire français contre la prévenue de 39 ans, jugée depuis mardi par le tribunal correctionnel. Elle est accusée de provocation directe en ligne à un acte de terrorisme, injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs. La justice française la soupçonne d’avoir alimenté les comptes sur les réseaux sociaux de l’organisation Axe de la Résistance en 2023 et 2024 et le site Egalité et Réconciliation de l’essayiste d’extrême droite multicondamné Alain Soral. Le compte Telegram de cette organisation a fait l’apologie de l’attaque terroriste menée par le Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, incitant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive, ce qui a mené le ministère de l’Intérieur à faire un signalement à la justice.



