Dans les artères du quartier de Réhavia à Jérusalem, d’innombrables drapeaux israéliens se mêlent ce dimanche 23 mars aux portraits des otages encore détenus par le Hamas et à celui, caricaturé, de Benyamin Nétanyahou. Il est 15 heures et des centaines de manifestants convergent vers la rue Azza (Gaza, en hébreu), au plus près de la résidence du Premier ministre israélien. En votant à l’unanimité une motion de défiance, son gouvernement vient d’annoncer sa décision de limoger Gali Baharav-Miara, procureure générale de l’Etat hébreu et figure essentielle de contre-pouvoir. Et ce, malgré le désaccord ferme de représentants actuels ou passés de la Cour suprême et un mouvement de contestation populaire sans équivalent depuis les manifestations contre la réforme judiciaire de 2023. Dans une lettre rendue publique avant le vote de la motion, la procureure a accusé l’exécutif de se placer
Reportage
Vent de fronde en Israël : «Tout ce dont Nétanyahou se soucie, c’est de rester au pouvoir»
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Après le renvoi du chef de la sécurité intérieure et la reprise des bombardements à Gaza, le gouvernement a confirmé dimanche 23 mars l’éviction prochaine de la procureure générale. Face à la dérive autocratique du pouvoir, les mobilisations ne faiblissent pas.
Lors d’une manifestation anti-Nétanyahou, le 23 mars à Jérusalem. (Nir Alon/ZUMA.SIPA)
Publié le 23/03/2025 à 20h32
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