A peine rétabli d’une «grippe» qui l’avait obligé à suspendre pendant quelques jours sa campagne fin avril, Recep Tayyip Erdogan a dénoncé dans une interview télévisée «le racisme, l’islamophobie et la discrimination qui se propagent comme des cellules cancéreuses dans l’ensemble de l’Occident». Il s’en est pris surtout à l’Allemagne, où plusieurs attaques néonazies ont fait entre autres des victimes turques, et a dit envisager de poursuivre l’Etat allemand devant la justice internationale pour complicité dans ces crimes racistes. Cela faisait longtemps que le président turc n’avait pas lancé ce genre de diatribe visant les pays occidentaux et leurs dirigeants. Dans le florilège de ses déclarations provocantes, on se souvient qu’il avait invité Emmanuel Macron à «faire examiner sa santé mentale» et dénoncé les «pratiques nazies» de l’Allemagne.
Analyse
Présidentielle en Turquie : pour les Occidentaux, la possibilité d’un monde sans le «reis» Erdogan
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L’hypothèse de la défaite d’Erdogan, devenu incontournable sur la scène internationale, donne l’espoir d’une nouvelle ère de la diplomatie turque. Son principal rival promet de relancer le dialogue avec l’UE.
Recep Tayyip Erdogan et sa femme lors d'une visite d'Etat à Berlin, en septembre 2018. (Markus Schreiber/AP)
ParHala Kodmani
Publié le 12/05/2023 à 9h00
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