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Récit

Rupture du barrage de Kakhovka en Ukraine : à qui profite le crime ?

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Les eaux du méga-réservoir sont en train de s’écouler dans le delta du Dniepr, inondant des villages, modifiant la ligne de front et compliquant les futures manœuvres militaires.

Une zone inondée à Kherson ce mardi 6 juin à la suite de la destruction partielle du barrage de hydroélectrique de Kakhovka. ( Sergiy Dollar/AFP)
Publié le 06/06/2023 à 13h52

Dix-huit milliards de tonnes d’eau sont en train de se déverser le long du Dniepr, en direction de Kherson. Soit la capacité du réservoir de Kakhovka, construit en 1956 pour alimenter la centrale électrique du même nom. Dans la nuit de lundi à mardi, vers 3 heures du matin, le barrage qui retenait les flots du plus grand fleuve d’Ukraine, occupé par l’armée russe depuis le premier jour de l’invasion, le 24 février 2022, a cédé. Très vraisemblablement sous l’effet d’une attaque ou d’un sabotage, dont les deux belligérants se rejettent la responsabilité. «Encore un crime de guerre commis par les terroristes russes. Le président a convoqué le Conseil de sécurité national», a commenté Andreï Yermak, le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, sur Telegram. Le maire de la ville de Nova Kakhovka, installé par Moscou, accuse de son côté les forces ukrainiennes d’avoir visé le barrage avec de «multiples frappes» dans la nuit, qui auraient détruit les vannes et provoqué un «rejet d’eau incontrôlable». «Il s’agit sans équivoque d’un acte de sabotage délibéré de la partie ukrainienne qui a été planifié et réalisé sur ordre de Kyiv», a déclaré le porte-parole du Kremlin,

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