Hasard ou pas, il a eu en tout cas le temps de lever le camp : le yacht de Murtaza Lakhani, le Mrs L, 51 mètres, 5 chambres et 6 membres d’équipage, a quitté le port de Cannes et la Côte d’Azur quatre jours avant que son propriétaire, un milliardaire canadien pakistanais utilisant aussi un passeport du Vanuatu, soit frappé par des sanctions de l’Union européenne pour avoir aidé à fourguer du pétrole russe en dépit de l’embargo.
L’agence de presse Bloomberg, qui révèle la présence du bateau dans les eaux françaises, a suivi le trajet du navire de l’ami de Moscou : le 11 décembre, il a pris la route pour le port de Bizerte, en Tunisie, quittant l’espace européen où, désormais, il est menacé d’être gelé, comme tous les biens de l’homme d’affaires suspecté d’être l’un des «capitaines» de la flotte fantôme au service de Moscou. Quatre jours plus tard, le 15 décembre, l’UE publiait le nom de Lakhani en tête d’une nouvelle liste de personnes dont les avoirs sont désormais indisponibles, aux côtés de ressortissants russes, azerbaïdjanais et émiratis, ainsi que de sociétés émiratie, russe et vietnamienne.
Reconverti en homme d’affaires plus que fréquentable
A 63 ans, Lakha




