A quoi joue Moscou ? En tirant lundi, depuis la Terre, un missile qui a pulvérisé un vieux satellite soviétique en orbite à près de 500 kilomètres d’altitude, la Russie n’a pas seulement généré un nuage de débris potentiellement dangereux pour des milliers de satellites et pour la Station spatiale internationale (ISS), à bord de laquelle se trouvent d’ailleurs deux de ses cosmonautes. Elle a aussi déclenché une vague d’indignations et d’interrogations sur ses motivations, qui restent, pour la plupart, sans réponse.
Après la cascade de condamnations venues lundi des Etats-Unis – un «acte irresponsable» pour le secrétaire d’Etat Antony Blinken, «impensable» et «déstabilisateur» pour le patron de la Nasa –, d’autres voix se sont élevées mardi pour dénoncer le tir de missile russe. Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a lui aussi condamné «un acte irresponsable». «L’espace est un bien commun», a martelé de son côté sur Twitter la ministre française des Armées, Florence Parly. Ajoutant : «Les saccageurs de l’espace ont une responsabilité accablante en générant des débris qui polluent et mettent nos astronautes et satellites en danger.»
Interview
Accusations «hypocrites»
En réponse, dans un communiqué publié mardi, le ministère russe de la Défense a reconnu avoir frappé «avec succès» un satell




