Derrière la charité se cachait une cause bien moins noble. Sept personnes soupçonnées d’avoir participé au financement de l’organisation islamiste palestinienne Hamas, par l’intermédiaire d’associations d’apparence humanitaire mais liées au mouvement terroriste, ont été arrêtées en Italie, a annoncé samedi 27 décembre la police transalpine. Deux autres, impliquées dans la même enquête, sont visées par un mandat d’arrêt international et se trouvent à l’étranger, a également précisé la police. Trois associations, officiellement de soutien au peuple palestinien mais servant en réalité de couverture pour assurer des financements au Hamas, sont donc également concernées par l’enquête, a précisé la police dans un communiqué.
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Les neuf personnes sont accusées d’avoir financé le Hamas «pour un total d’environ sept millions d’euros» par l’intermédiaire d’«associations ayant leur siège à Gaza, dans les territoires palestiniens ou en Israël […] appartenant, contrôlées ou liées au Hamas». Ce soutien financier une fois remis aux associations a ensuite été offert, entre autres, à «des membres de familles de personnes impliquées dans des attentats terroristes».
Les dons largement détournés en faveur du Hamas
Alors que l’objectif officiel des trois associations était de recueillir des dons «à des fins humanitaires pour le peuple palestinien, une partie importante, plus de 71 %, a été destinée au financement direct du Hamas» ou d’entités proches du mouvement islamiste, selon la police.
Parmi les personnes arrêtées figure Mohammad Hannoun, président de l’association des Palestiniens en Italie, selon les médias. Les autorités italiennes estiment que les trois associations font partie d’un «projet stratégique de l’organisation-mère, le Hamas, qui s’est dotée d’une structure complexe, donc également de cellules œuvrant à l’étranger, en mesure de contribuer aux objectifs du mouvement».
Sur X, le ministre italien de l’Intérieur Matteo Piantedosi s’est félicité de la réussite de cette «opération très importante» car elle a permis, selon lui, de «lever le voile sur des comportements et activités, qui, sous couvert d’initiatives en faveur des populations palestiniennes, cachaient le soutien et la participation à des organisations ayant des terroristes».
Dans un autre communiqué publié dimanche, la police a déclaré que les agents avaient saisi 1,08 million d’euros en espèces trouvés dans les bureaux d’une organisation caritative pro-palestinienne et dans les domiciles privés des suspects, ainsi que du matériel pro-Hamas.
Mise à jour le 28 décembre avec le dernier communiqué de la police.




